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Publié par Saoudi Abdelaziz

                   « Cette veille de vote sera chaude »

 

 

 

Electriction

par El-Guellil

Il y a, comme dirait Otchimine, du triciti dans l'air, soit il faut sauter un fusible et faire semblant de vouloir régler les problèmes, soit tout va sauter.

Les enseignants du primaire ont fait grève, ils referont grève s'il le faut. Les universitaires eux aussi ont paralysé les campus. Ils les paralyseront si nécessaire Que veulent-ils au fait ? Cette fois-ci, ils ne revendiquent pas une augmentation des salaires. Non, ils demandent à ce que leur tutelle essaye pendant une année de vivre avec un salaire d'enseignant. C'est tout.

Les gens de la fonction publique, eux aussi, veulent des salaires plus décents. Les travailleurs veulent une revalorisation de leur force de travail.

C'est de bonne guerre. Tout a augmenté. Et ce n'est pas la batata qui me démentira. Le travailleur, ya si raïs el houkouma, peut se serrer la ceinture si, en face, il voyait que l'argent du pétrole est utilisé réellement pour la relance de l'économie et le redémarrage de la machine de production. Comment refuser une augmentation des salaires et jeter l'argent dans des domaines qui ne créent aucune richesse.

Les salariés vont sûrement faire grève. Ils ne pointeront plus. Même qu'ils fermeront les portes aux travailleurs. Il faut s'attendre donc à un bras de fer entre travailleurs et salariés. Cette veille de vote sera chaude. Et comme demain se fait aujourd'hui, c'est tout le monde qui se met de la partie.

D'abord les gens de l'eau. Ces pauvres types qu'on affuble de tous les noms d'oiseaux. On leur demande de distribuer équitablement 1000 litres d'eau, alors qu'ils ne disposent que de 500. Au fait, parmi les gens de l'eau, il y a des travailleurs et des salariés.


Viennent ensuite les
gens de l'électricité. Ceux-là font ce qu'ils peuvent. Il suffit que ça chauffe, et voilà que ça chauffe partout. Coupure générale.

Les congélateurs ne fonctionnent plus. Les fri
gos, les dégâts. Les pompes, sans jus, ne servent plus d'essence. Le veilleu
r de nuit lui aussi revendique un matelas salarial plus confortable, « n'oubliez pas, dit-il, que pendant que vous dormez, je travaille».

Il y a de l'électriction dans l'air, attention aux fusibles !

 

 

El-Guellil, 26 mars 2012. Le Quotidien d’Oran

 

 

Le couffin chauffe. L’indice des prix à la consommation a connu une forte hausse de 9,34% en février 2012 par rapport au même mois de l’année dernière, en raison d’une hausse généralisée des prix des produits agricoles frais qui ont augmenté de 19,27%, a appris dimanche l’APS auprès de l’ONS.

On observe une forte augmentation des prix de la pomme de terre (46,73%), des oeufs (26,7%), des légumes (16,01% et des fruits frais avec 7,26%. Les produits alimentaires industriels ont aussi marqué une hausse de 5,67% en raison essentiellement de l’augmentation des prix des sucres et produits sucrés (4,19%) et des huiles et graisses (4,15%), ajoute l’organisme des statistiques.(Aps)

 

 

 

Les examens doivent être bouclés avant le vote du 10 mai. «Tous les examens de fin d'année y compris ceux du «baccalauréat blanc»doivent être terminés à cette date», confirme une source du ministère de l'Education nationale au Quotidien d'Oran. «La consigne, précise-t-elle, est que tous les centres de vote doivent être évacués cinq jours avant la date des législatives». Les syndicats des enseignants et les professeurs qui craignent que le «coup de ciseau» des législatives ne leur permette pas de finir correctement l'année pédagogique. Certains sont formels et affirment que cette année, le calendrier électoral aura un «impact négatif» sur le déroulement classique des cours. Ils indiquent que la plupart des élèves des écoles, CEM et lycées d'Alger n'ont pas encore atteint les 65% des programmes pédagogiques prévus. Et qu'il ne serait pas sérieux, en raison des perturbations, d'envisager une reprise normale des cours à la fin des législatives. En guise d'image, un enseignant indique que le«coup de ciseau» du vote législatif dans l'année pédagogique ne permettra jamais aux «instits» de rattraper le retard et de terminer les programmes convenablement.(Le Quotidien d’Oran)

 

 

Nouara Saâdia Djaffar, ministre déléguée chargée de la Famille et de la Condition féminine, conteste, dans une mise au point publiée dans Liberté (26/3), « l’information dénuée de toute vérité  qui se rapporte à une marginalisation fictive dont j’aurais été victime suite à mon prétendu classement en deuxième position sur les listes du RND ». La ministre met les choses au point : « 1- je n’ai nullement et à aucun moment postulé pour les législatives de 2012 ; 2- il ne saurait par voie de conséquence être question de n’importe quel classement ou positionnement qui pourrait prêter à équivoque ou susciter quelque réaction ».

Au RND, il ny a pas que les ministres qui protestent. A l’issue d’une réunion extraordinaire, les membres du bureau du RND pour la wilaya de Tamanrasset ont annoncé hier avoir pris, à l’unanimité, la décision de boycotter le scrutin. « Visiblement, c’est la première wilaya qui risque d’être absente au rendez-vous du 10 mai, si jamais l’amenokal décide de lancer un appel au boycott. Un précédent dans l’histoire du pays », écrit Salima Tlemçani dans El Watan.

 

A Sétif, le maire jaloux se retire dela liste FLN. Mohamed Dib, le président de l’APC de Sétif a annoncé hier en fin d’après-midi son retrait de la liste des candidats FLN pour les prochaines élections législatives. La veille, ce parti avait présenté sa liste avec Mr Ounis, président de l’APW en tête et M. Dib en cinquième position. (Sétif-info)

 

A Biskra, des dizaines de militants du FLN contestent la «liste de la honte».  Ils dénoncent «le pouvoir du sac d’argent (chkara) au détriment de la droiture intellectuelle et morale, de l’authenticité, du véritable militantisme, du nationalisme et des valeurs intrinsèques et historiques du parti». Des élus, des cadres et des secrétaires généraux de kasma se sont rassemblés, samedi soir, devant le siège de la mouhafadha de Biskra, pour dénoncer la liste des candidats aux élections législatives du 10 mai prochain, annoncée quelques heures plus tôt.

 

 

A Constantine, El Khadra ce n’est pas les Verts. Plus de 12 listes indépendantes ont été approuvées à Constantine par la commission de wilaya, dont celle des Sanafir du CSC avec en tête de liste Yacine Fersadou, son président et plusieurs cadres du directoire du club de foot, ainsi que Bounaâs, l'entraîneur adjoint de l'équipe. Cette liste est intitulée «El Khadra» en référence aux couleurs du club constantinois.

 

 

«Nous allons boycotter les élections législatives si le gouvernement n'accède pas aux revendications des 600 000 jeunes, universitaires pour la plupart, qui risquent de se retrouver au chômage à la fin de leurs contrats», a réitéré, hier, la coordinatrice du Comité national des contrats pré-emploi, Malika Falil, lors du rassemblement. En Algérie, le taux de chômage chez les jeunes, qui atteignait 50% il y a dix ans, est à l'heure actuelle de 21% pour un taux général de 10%, selon le Fonds monétaire international (FMI). Mais pour certains analystes, le chiffre est bien plus élevé, car, soutiennent les jeunes du comité national, «les jeunes recrutés dans le cadre du préemploi sont recensés en tant que travailleurs permanents».

 

 

Rediffusion

Par Maamar Farah

Ça se voit que les «réformes politiques» ont porté leurs fruits : dans chacune des salles réservées aux meetings des partis, il y a toujours un portrait du président Bouteflika bien cadré par les caméras de l’Unique. Avouez que ça fait très «démocratique» ! Ceci, pour la forme !

Quant au fond, c’est plus grave encore et je me demande à quoi servent ces élections puisque, nouvelle ou ancienne, la majorité qui s’en dégagera devra appliquer le programme du président ! Puisque le gouvernement aura à cœur de réaliser ce programme ! Puisque son chef ne sera qu’un «premier ministre» fier d’être au service de ce programme ! Alors, chers partis, rangez vos projets ! Et ce n’est pas parce que vous êtes plus nombreux cette fois-ci que les spectateurs vont se bousculer au portillon de la kermesse organisée tous les cinq ans : généralement, ils boudent les rediffusions…

Maamar Farah, 26 mars 2012. Le Soir d’Algérie

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