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Publié par Saoudi Abdelaziz

« Cherche candidat porteur de voix »

 

 

Oran : Le café Le Diplomate, la Bourse des candidats

 

 

La course aux candidats est lancée à Oran. Les partis se livrent à une petite guéguerre pour séduire ceux qu'on juge compétents, intègres et susceptibles de gagner la confiance des électeurs. L'exercice fait sourire certains observateurs de la scène politique locale qui notent avec humour que certains sont courtisés par des partis de différents bords, aussi bien les islamistes que ceux de la gauche, les démocrates ou les libéraux.

 

«Un enseignant universitaire très actif aussi bien au niveau du comité de son quartier qu'à l'université a été approché par le HMS, le RND, le PJ, des indépendants et le PT. Tous lui ont proposé une place de choix sur leur liste. Il a refusé en affirmant qu'il serait plus utile à ses étudiants ou à ses voisins de quartier», dira un militant du FLN chargé de trouver des candidats «capteurs de voix». Un café situé dans la périphérie de la ville est devenu un lieu où les candidatures «sérieuses» sont proposées sous le manteau, comme si on fourguait une marchandise frappée de pénurie. Le lieu est devenu La Mecque des responsables d'associations et de militants de quartiers. On se concerte, on s'échange des renseignements sur X ou Y, avant de proposer des noms et partir à la course pour convaincre.

 

Et dans cet exercice, les partis nouvellement créés et les listes indépendantes sont passés maîtres. On saisit toutes les occasions pour partir à la chasse aux candidats. Les fêtes de mariage, les enterrements, les waâdate, les cafés, les arrêts de bus, tous sont des lieux pour «chipper» le meilleur candidat.

 

Et pour séduire, on fait miroiter le rang sur la liste, on use de mensonge sur un prétendu recours à la politique des quotas, ou sur des assurances d'un vote qui serait dirigé pour favoriser les partis nouveaux-nés. On use de tous les subterfuges pour séduire et on ne s'embarrasse pas de scrupules. Tout passe, l'essentiel est de gagner le ralliement du potentiel candidat.

 

Le président d'un parti nouvellement créé jure par tous les saints qu'il a réussi à obtenir des candidatures qui remplissent les critères de compétences et de probité morale. Un autre avoue qu'il a des difficultés à trouver des femmes pour «enjoliver» ses listes. Il se fixe la journée du 8 mars pour trouver la candidate qui pourrait «accepter sa main» et figurer sur sa liste et c'est pourquoi il s'est fendu d'un programme d'une journée festive organisée en l'honneur des femmes, dans un établissement huppé de la capitale de l'Ouest.

 

F. Ben. 6 mars 2012, Le Temps d’Algérie

 

 

“Tout le monde veut être député”

 

“Tout le monde veut être député”, nous explique un membre du bureau de l’APN. Un membre de le direction du Front de libération nationale (FLN) confirme cette tendance. “Le statut du député intéresse toutes les catégories de personnes cela va des chauffeurs, des coiffeuses et autres esthéticiennes aux hauts diplômés sans oublier bien évidemment tous les députés actuellement en poste, les ministres, les mouhafadhs, les militants de kasmate, les membres du Comité central dans leur totalité, c'est-à-dire tout le monde”, dit-il. Même topo au RND où le parti croule sous les dossiers de candidatures, nous explique-t-on. Il faut dire qu’il n’y pas un profil particulier du député.

Car la députation, surtout s’agissant de partis engagés dans le gouvernement n’est, selon des témoignages recueillis, pas synonyme de “compétences ou de qualifications”. “Je veux la députation pour le salaire et les avantages et je sais que je ne perds rien, puisque la seule chose qu’ils vont me demander, c’est juste de lever la main”, nous explique un ancien député FLN, qui présente sa candidature pour la future législature. Selon lui, cette déclaration est surtout valable pour les ministres candidats. Preuve en est qu’ils sont parvenus à modifier la loi électorale dans son article 93 qui les obligeait à démissionner du gouvernement trois mois avant les législatives.

On se rappelle, en effet, du forcing des députés du FLN pour supprimer cette disposition afin que cette bataille permette aux ministres en poste d’être candidats à la députation. “Quand on a goûté aux 30 millions par mois, on a du mal à partir”, nous dira un autre député qui rempile. Il faut rappeler, à ce sujet, que c’est en 2008 que les députés ont substantiellement réévalué leurs salaires. Le triplement de leurs salaires représente plus de 20 fois le Salaire national minimum garanti (Snmg).

Un député de l’opposition nous expliquera que chacun à sa raison de devenir député. “Pour les uns, c’est le confort social et pour les autres, c’est l'immunité parlementaire, tandis que pour d’autres, c’est de se rapprocher des centres de décision etc. Je me rappelle d'un député, qui était avec moi dans une commission et qui a avoué qu’il n’avait aucun lien idéologique avec son parti mais qu’il s'était retrouvé ministre tout de même”, témoigne-t-il.


Nadia mellal, 6 mars 2012 . Extraits. Texte intégral : Liberté.com



Ça s’agite au RND

 

 

Abdelouahab Souag, le correspondant d’El Watan à Mascara écrit : « Le sénateur Bessaïh Mohamed annonce qu’«une pétition des élus et autres cadres du parti est en circulation pour demander le départ pur et simple du secrétaire de wilaya». La situation de conflits claniques, que connait le parti d’Ahmed Ouyahia, ces derniers jours, relate notre interlocuteur, «a encouragé certains élus à quitter notre parti pour rejoindre d’autres. C’est le cas des sept sur les dix élus de l’APW qui ont déjà fui le RND pour se porter candidats dans les listes d’autres formations politiques». (…) Au sujet de la démission des sept élus de l’APW du RND, le secrétaire de wilaya de cette formation politique dira: «Ces élus sont guidés par leur ambition d’être de futurs députés sous la bannière d’autres formations politiques». (El Watan)

Trois jours auparavant, (le 3/3/2012) Mohamed Fawzi Gaïdi, le correspondant à Annaba du même quotidien informe que des militants du RND menacent de démissionner en masse à la veille du scrutin. Ils contestent la composante de la liste des candidats à la députation établie par le coordinateur et ex-sénateur Mohamed Amir qui a placé son nom en tête de liste. «Nous désavouons la composante de la liste établie par le coordinateur du bureau RND de Annaba qui s’est servi le premier en plaçant sa candidature en tête de liste. Nous exigeons des candidats jouissant d’une crédibilité au sein de la population, de compétence et d’intégrité morale. (…)

 

Les rappelés du service national et les travailleurs du pré-emploi à Boumerdès

Pas de vote avant la satisfaction de nos revendications

 

Les anciens rappelés du service national et les travailleurs du pré-emploi de la wilaya de Boumerdès menacent de ne pas voter le 10 mai prochain.

C’est ce qu’ont affirmé les délégués de ces franges de la société lors des actions de protestation observées hier devant le siège de la wilaya. «Nous n’allons pas voter, car on ne nous a donné aucune garantie quant à la satisfaction de nos revendications», a déclaré M. Ben Yahia, le représentant local des anciens rappelés. (El Watan). Celui-ci indique au passage que la décision sera respectée par l’ensemble des rappelés du pays. «On a recensé 23 000 rappelés à l’échelle nationale et la plupart nous ont informés que même les membres de leur famille ne se rendront pas aux urnes», a-t-il encore asséné sous les applaudissements de ses camarades qui se sont rassemblés devant le siège de la wilaya.

 

Venus de différentes localités de la région, les protestataires ont brandi plusieurs banderoles exigeant «une reconnaissance de la part de l’Etat qu’ils avaient défendu au péril de leur vie durant la décennie noire». «Nous sommes marginalisés. Des dizaines d’entre nous sont traumatisés et livrés à leur triste sort. Nous nous sommes engagés pour défendre notre patrie, mais aujourd’hui, ce sont nos ennemis d’hier qui en sont rémunérés», déplorent certains qui disent avoir décidé de boycotter les prochaines législatives. Cet avis est partagé par des dizaines de travailleurs du pré-emploi qui ont exprimé leur colère devant la même institution pour réclamer leur intégration dans leur poste. «Nous aussi, nous n’allons pas voter», annoncent-ils.

 

Les manifestants ont scandé des slogans hostiles à l’administration et demandent le départ du directeur de l’emploi accusé d’avoir exercé des pressions sur certains de leurs camarades pour qu’ils cessent leurs activités syndicales. Ils réclament dans ce sens la réintégration de leur représentant et le versement de la totalité de leurs salaires.

Comme ils revendiquent une commission d’enquête pour faire la lumière sur les ponctions sur salaire. Les contestataires se sont dispersés dans le calme en début d’après-midi.

 

Par ailleurs, des dizaines de citoyens du village Sébaou (Baghlia) ont fermé, durant la même journée, les sièges de la daïra et de l’APC en signe de protestation contre la mal-vie et les problèmes qui minent leur quotidien. Les manifestants se plaignent de l’absence de gaz de ville et de la dégradation des routes de leur village. Ils déplorent les retards pris dans l’aménagement de la salle de soins et l’affectation d’un infirmier. Comme ils dénoncent les lourdeurs administratives et les contraintes qui les empêchent de bénéficier du programme d’aide à l’habitat rural.

 6 mars 2012  (El Watan).

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