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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

« Les incertitudes sur les perspectives économiques se sont accrues au cours des dernières semaines », déclarait, le 3 novembre, Lakshmi Mittal, le patron du premier groupe sidérurgique mondial.  « Nous sommes ainsi confrontés à des pressions s'exerçant à la fois sur les volumes et sur les prix. (Figaro du 4/11/2011)

On le sait : la baisse de la demande d’acier est sensible en Europe.

Mais en Algérie ?  La demande s’est au contraire accrue et aura tendance à croitre avec la relance industrielle en cours.

Au moment où se négocie la nouvelle convention entre le géant Arcellor-Mittal et l’Etat algérien, la multinationale pèse de tout son poids pour faire participer l’Algérie au programme d’allégement de sa dette, conçu par son état-major international.

Que demande la multinationale ? Le refinancement de ses activités à Annaba par la Banque extérieur d’Algérie à hauteur de 500 millions d’euros ; la récupération de 45 millions de dollars de TVA, le maintien des avantages fiscaux et l’obtention d’une dérogation à l’export concernant le métal.

 

Le syndicat semble sensible au forcing de la direction du complexe et à son chantage à l’emploi, cette direction s’inscrivant dans l’émulation qui anime l’encadrement de la multinationale pour faire des économies dans les différents pays.

 

Ces cadeaux financiers serviront sans doute à participer à la collecte des 5 milliards de dollars dont M. Mittal à besoin pour racheter ce qu’il convoite fortement aujourd'hui : l'Australien Macarthur Coal, premier producteur mondial de charbon pulvérisé.

 

 

L’Etat algérien contrôle 30 % du capital du complexe de Annaba un des fleurons de l’élan industriel algérien après l’indépendance  interrompu par le bradage engagé dans les années 80.

 

 

L’Algérie dispose d’une riche expérience dans la sidérurgie, elle possède des mines, notre demande intérieure va croitre dans les années à venir si le cap de la relance industrielle est confirmé. Pourquoi ne pas utiliser notre argent pour donner à M. Mittal le cash dont il a besoin, racheter les parts de la multinationale et gérér nous-mêmes El Hadjar?

 

S. A.

 

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Safiya 25/11/2011 01:23

Ce serait le plus grand service que l'Etat pourrait rendre à la Patrie et le plus cohérent.
Nous avons les moyens de récupérer ce joyau sacrifié à l'autel des réajustements Fmistes et le devoir de le faire si nous voulons réellement décoller du sous-dev. chronique, redevenir indépendants,
créer et produire et nous sortir de ce gouffre sans fin de l'import-import.