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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Blog de doudette :doudette ange démoniaque, méfiance méfiance

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Synthèse blog

 

 

 

 

 

« Mdigouti» et «rani mdigouti» sont en passe de devenir parmi les expressions les plus courantes de notre vocabulaire, écrit El Guellil ce matin. Il conclut : « Mdigouti de voir des gens s'enrichir parce qu'ils sont près du pouvoir. Mdigouti de voir son pouvoir d'achat sans pouvoir. Les chibani, qui passent au journal télévisé de la télé du spectateur mdigouti, sont mdigoutyine, moins à cause de leur âge que du fait qu'ils doivent jouer à rester jeunes, au risque de passer pour des dinosaures (qu'ils sont) dont l'utilité n'a de sens que dans les musées ».



En réponse (anticipée) aux jérémiades d’El Guellil, « l’éminent économiste algérien », Abdelatif Benachenhou, préconisait avant hier à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Mostaganem, de « cesser de faire mal à nous-mêmes” en usant, voire exagérant, le dénigrement gratuit.  Il faudrait selon lui s’atteler à mettre de l’ordre dans la maison “Algérie”, et à préparer le terrain pour que d’éventuels partenaires daignent s’intéresser à nous, avant de stimuler l’investissement productif, unique source et ressource de création de la richesse. “C’est comme dans le domaine du football, aucun sparring-partner n’osera venir vous affronter sur un terrain impraticable !”

 

   

 

Sparring-partners ? Notre ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, M. Chérif Rahmani, en a trouvé un. Salamalecs, conférence de presse, Il était hier à Constantine en compagnie du patron allemand du groupe Liebherr, pour présider la cérémonie de sortie du « premier engin » fabriqué à Aïn Smara. Ce n’est pas El Hadjar, mais 208 emplois industriels c’est milieux que rien. Et les médias, les lourds et les légers ont chanté la prouesse.

 

   

 

Comment dépasser le désastre industriel ? A qui confier la direction de cette tâche ? C’est sans doute la question que s’est posé le chef de l’Etat, lorsqu’il a choisi Chérif Rahmani pour diriger le ministère de l’Industrie ? L’homme passe bien dans les médias, mieux en tout cas que Menmeradi, qui a usé notre patience. Le Président a-t-il lu l’éloge qu’avait fait de Rahmani, son pote parisien Bernard-Henri Levy, qui écrivait, en janvier 1998, dans le journal le Monde : « L’homme est ouvert. Brillant. Il est typique, me semble-t-il, de la nouvelle génération de « quadras » qui arrivent aux affaires et poussent vers la sortie les caciques discrédités du FLN ». Les Algériens, eux, connaissent mieux le cursus de M. Rahmani. C’est un des plus anciens « neveux ». Plus vieux que Moumen, Il avait émergé à la surface de l’Etat au cours des années 80 de la présidence de Chadli. Il sera d’abord secrétaire général du ministère de l’Intérieur, trois fois ministre des Travaux publics, de la Jeunesse, de l’Equipement, et plusieurs fois wali à Tébessa, puis Ministre-gouverneur d’Alger où il  se rendra célèbre en claironnant dans la presse que les Algérois pouvaient se préparer « à jeter leurs jerrycans d’eau ».  Son passage au ministère de l’Environnement a laissé des traces impérissables dans... le whos'who, avec quelques médailles internationales :  le « bouclier de l'Environnement », décernée par un obscur Réseau arabe pour l’environnement et le développement durable (RAED), le titre d’ambassadeur de la Côte médirerrannéenne décerné par un certain Plan d’action pour la Méditerranée (PAM), le prix « champions de la terre 2007 », décerné à l’occasion de l’année internationale des déserts et de la désertification…

 

 

 

Le chef de l’Etat qui a donné M. Rahmani à l’Algérie pour redresser l’industrie, veut aussi mettre de l’ordre dans les fondements de l’Etat, « dans les plus bref délais ». S’agit-il de mettre en branle l’appareil policier et judiciaire contre la corruption, ou d’engager avec les citoyens exaspérés  un vaste débat sur les priorités nationales ? Non, l’injonction s’adresse à la commission d’experts sommée de fournir rapidement sa copie sur un « avant-projet de loi sur la révision constitutionnelle ».

 

 

   

Quatrième mandat alors ? Ce n’est plus très sûr si l'on en juge par l'attitude de l’ambitieux ministre et chef du MPA, Amara Benyounès, qui est passé de l’appel direct à un style plus allusif, déclarant avant-hier à Constantine : «Si le président Bouteflika annonce son intention de se porter candidat pour un quatrième mandat consécutif, il aura notre soutien absolu, car il est le seul à pouvoir assurer la stabilité du pays ». Le tout aussi ambitieux Amar Ghoul, ministre et chef du parti TAJ, est sur la même longueur d’onde des « oui, si ». A Tlemcen, il vient de déclarer que «son parti soutiendra Bouteflika pour un 4e mandat mais s’il décide de ne pas en briguer, les instances du parti détermineront le choix à faire».

 

 

L’incendie, ou plus exactement « le début d’incendie » qui s’est produit samedi en fin de journée dans la salle des archives de la cour d’Oran, est un simple accident, affirme le procureur général d’Oran, qui convoque rapidement une conférence de presse. Pour couper court ou pour assurer un plus large impact à l’accident. Il s’agit, selon lui, d’un court-circuit au provoqué par une ampoule électrique. Après Alger, Oran : les « esprits mal tournés » et autres adeptes de la théorie du complot commencent à se poser des questions, mettant ces faits en rapport avec la nouvelle volonté officielle de donner une plus grande visibilité médiatique à l’insécurité. S’agit-il d’une réponse normale au sentiment d’insécurité ou bien y a –t-il quelque part –en liaison avec les échéances politiques et la montée du mouvement de masse-une volonté délibérée favoriser une stratégie de contrôle policier plus serré de la population ?

 

 

 

Malika Ben conclut ainsi son article dans Libertésur l’élargissement les luttes syndicales dans le Sud à d’autres secteurs que l’Education nationale: « Des syndicats représentants d’autres secteurs de la Fonction publique concernés par l’actualisation du calcul des primes ont rejoint, eux aussi, le mouvement. Et c’est ensemble que ces organisations syndicales (Snapest, Unpef, Cla, Snpsp, Sap…) comptent mener la révolte du Grand-Sud à partir de cette matinée. Une grève de trois jours renouvelable chaque semaine (lundi, mardi et mercredi) est le moyen choisi par ces syndicats pour faire pression sur les autorités ».

 

 

 

 

 

Synthèse blog, 8 avril 2013

 

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