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Publié par Saoudi Abdelaziz

Le porte-parole du président par intérim Ali Mansour a tendu la main aux Frères musulmans en annonçant que ceux-ci seraient autorisés à participer aux prochaines élections, y compris présidentielle."Nous tendons la main à tout le monde, tout le monde à sa place dans ce pays", a-t-il déclaré tard samedi soir. "Les Frères musulmans auront de multiples occasions de se présenter aux élections, y compris la prochaine présidentielle et les suivantes."

De son côté l'armée tout en affirmant avoir une "feuille de route", refuse de fixer la date de ces élections.

Deux analyses dans la presse algérienne.

 

 

L'éditorial d'El Watan, intitulé La force tranquille?, opte pour l'optimisme. Omar Berchiche nous rassure: "Beaucoup avaient parié sur la réédition en terre égyptienne du scénario catastrophe algérien. Les mêmes causes n’ont pas produit – pour le moment – les mêmes effets chez nous et au pays des pharaons".  Il s'interroge: "Comment faut-il interpréter l’attitude des islamistes égyptiens qui se présentent comme une force tranquille, victimes d’un déni démocratique, multipliant les déclarations politiques sur leur volonté de se faire entendre par la voie pacifique ? Les leçons du syndrome algérien, qui a disqualifié les islamistes radicaux aux yeux de l’opinion internationale, ont-elles pesé dans la stratégie de gestion de la crise institutionnelle égyptienne par les islamistes ?". Sûrement" ajoute-t-il. A propos de cette appel à la mobilisation pacifique il écrit cependant : "Choix tactique ? Les prochains jours nous le diront".

 

 

L'analyse de  Kharroubi Habib intitulée Egypte: confusion et tractations souterraines s'inscrit dans une autre perspective. Sa conclusion: " L'hypothèse n'est pas improbable qu'en finalité militaires et Frères musulmans parviennent à un accommodement qui accorderait satisfaction aux deux parties comme les pressent de conclure les principaux partenaires internationaux de l'Egypte. Il en résultera, ce qui n'est pas à exclure, qu'à nouveau le camp des libéraux, démocrates et laïcs sera le dindon de la farce comme il l'a été dans le sillage de la «révolution du 25 janvier». Il existe beaucoup plus de proximité entre les conceptions qu'ont les Frères musulmans et les miliaires sur la nature du pouvoir apte à diriger le pays qu'avec celle pour laquelle Tamarrod est descendu dans la rue. Décréter l'impossibilité d'un compris entre les deux premiers protagonistes de la crise égyptienne relèverait de la naïveté et de l'innocence imbécile."

 

 

 

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