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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

La Comédie Obama-Al-Sissi continue

 

Washington a annoncé hier n'avoir encore pris aucune décision concernant le maintien de son aide militaire et civile annuelle de 1,55 milliard de dollars.

 

 

 

Guide en prison, Raïs libérable

 

le guide suprême des Frères musulmans, a été arrêté pour incitation à la violence, quelques heures après l'abandon par le parquet des charges de corruption qui pesaient contre l'ancien président Hosni Moubarak. Farid el Dib, l'avocat est convaincu de la libération prochaine. "Tout ce qui nous reste, c'est une simple procédure administrative qui devrait prendre moins de 48 heures". Il espère que son client sera libre "d'ici la fin de la semaine". Mohamed Rachouane, un avocat des familles des victimes en doute:  "c'est plus qu'un problème judiciaire. C'est un problème politique parce qu'une sortie de Moubarak en ce moment ferait le jeu des Frères musulmans".

 

 

 

«Chambre à gaz»

 

Dimanche 18 août, à 22h, un communiqué du ministère de l'Intérieur annonce la mort d'une trentaine de détenus, arrêtés lors de l'intervention de l'armée contre le sit-in de Rabaa le 14 août dernier, qui avait fait plusieurs centaines de morts. Dans cette première version le ministère déclare que les prisonniers, en route vers la prison d'Abou Zaabal, dans la banlieue du Caire, seraient mort asphyxié par gaz lacrymogène au cours d'une tentative d'évasion avec prise d'otage. Dans la soirée, la télévision d'État relaie la nouvelle, avec une variante: c'est un groupe armé qui se serait attaqué au convoi pour libérer les prisonniers, obligeant les forces de police à intervenir.

 «38 prisonniers ont été tués dans une chambre à gaz», écrit Abdelrahman, un ancien membre de la Confrérie, sur son profil Facebook. L'enquête mené par Human Rights Watch dont rend compte Isabelle Mayault  confirme que jusqu'à samedi dernier, ils étaient détenus dans des cellules de différents commissariats, dans les quartiers de Nasr City et d'Héliopolis. où les familles avaient pu leur rendre visite pour leur apporter de la nourriture.

 

 

"L'ombre du GIA"

 

Des quotidiens algérois semblent au diapason des médias publics égyptien."Le terrorisme s'installe au Sinaï" choisit de titrer la rédaction d'El Watan sur un article de Mustapha Benfodil faisant un large tour d'horizon sur la situation en Egypte. l'attentat du Sinaï semble aussi être jugé central par le chef des titres  du quotidien Liberté : "L’Egypte aux portes de l’enfer". En conclusion Merzak Tigrine lève pourtant le voile sur l'utilité des actions terroristes du Sinaï : " Les médias égyptiens unanimes et une grande partie de la population qui considèrent désormais les Frères musulmans, l'influente confrérie de M. Morsi, comme des “terroristes”, soutiennent la méthode forte de l'armée". Le confrère éradicateur Algérie patriotique y va plus franchement. Sous le titre "l’ombre du GIA plane sur l’Egypte", il ose l'analogie: "Ce matin, 25 policiers ont été tués dans le Sinaï. Cette action rappelle les premières embuscades contre les policiers dans nos villes au début".

 

 

Amnesty International : "Réponse faible et inefficace" au "carnage total"

 

En moins d'une semaine, depuis l'évacuation forcée des campements, l'armée et la police ont tué plus de personnes que lors de la révolution de 2011. En cinq jours, au moins 928 civils ont été tués dans la répression des sit-in et manifestations organisés par les Frères musulmans. En 2011, entre le "jour de la colère" du 25 janvier, qui avait marqué le début de la chute du régime, et la démission d'Hosni Moubarak, le 11 février, 846 civils avaient trouvé la mort, selon le bilan établi par Amnesty Internationale (pdf)

Amnesty International a dénoncé lundi 19 juin un "carnage total" en Egypte. "Une violation claire de la loi internationale est en train d’être commise en Egypte dans ce qui peut être décrit comme un carnage total", indique un communiqué de l'ONG. Amnesty appelle les autorités intérimaires à "prendre des mesures immédiates pour prévenir d’autres pertes de vies en rétablissant l’ordre public et la sécurité dans la rue". Le secrétaire général de l’organisation Amnesty International, Salil Shetty a écrit que "Le gouvernement intérimaire a entaché son bilan en matière de droits de l’Homme d’abord en ne respectant pas sa promesse de ne pas utiliser des armes létales pour disperser les manifestants pro-Morsi et permettre une sortie sécurisée pour les blessés et ensuite en justifiant son action en dépit des pertes humaines". "Rien ne pouvait justifier l’usage disproportionné de la force par les forces de l’ordre, même si certains parmi les pro-Morsi ont eu recours à la violence", a-t-il plaidé. En ce qui concerne la réponse de la communauté internationale il a souligné que "celle-ci a été faible et inefficace, même si chacun s’est empressé de condamner les pertes humaines horribles". "La communauté internationale doit agir de manière décisive pour envoyer un message clair signifiant qu’aucun gouvernement ne peut agir de la sorte et garder sa crédibilité" a-t-il averti.

En Egypte, l’ONU s’inquiète pour les chrétiens

fr

http://oumma.com/sites/default/files/369723_l-assemblee-generale-de-l-onu-a-new-york.jpg

A propos des attentats contre les coptes

Dans un article publié dans Oumma.com intitulé "En Egypte l'ONU s'inquiète pour les chrétiens" Mohamed Tahar Bensaada évoque  le communiqué datant du 15 août, de deux conseillères spéciales de Ban Ki-moon demandant notamment aux autorités égyptiennes de mener « une enquête rapide, indépendante et efficace sur les circonstances des événements tragiques du Caire et des attaques contre des minorités et institutions religieuses"(...).  Bensaada note : "En appelant les Egyptiens «  à éviter d'utiliser la violence pour exprimer leurs revendications, en particulier en visant des minorités et institutions religieuses", les responsables onusiens ont déjà désigné le coupable des méfaits dénoncés à juste titre sans attendre les résultats d’une enquête indépendante.

Peu importe que la « Jamaa islamiya » à Assiout ait fermement condamné les atteintes aux églises. Il n’est pas venu un seul instant à l’esprit de ces responsables onusiens que les attaques contre les églises puissent être le fait d’agents provocateurs au service de la sûreté de l’Etat en vue de discréditer le mouvement populaire et créer un climat de tension confessionnelle qui donnerait au pouvoir militaire le beau rôle du saveur de la paix civile. Pourtant, ce ne serait pas la première fois que la sûreté de l’Etat égyptienne se rabaisse à ce genre de vils procédés. On se souvient que lors de la révolution de janvier 2011, les services de sécurité de l’ancien ministre de l’intérieur Habib el-Adly ont attaqué l’église des Qidissiyines à Alexandrie et ont imputé l’attentat aux révolutionnaires avant que la vérité n’éclate au grand jour et qu’ils ne soient finalement démasqués et confondus.

Pour revenir aux dernières attaques, un prêtre copte de l’église Mary Gergis dans la localité de Miny a ouvertement accusé les baltadjia au service de la police d’être derrière les récentes attaques ayant visé des églises". Oumma.com

 

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