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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Des étudiants manifestent à la suite de l'empoisonnement alimentaire de centaines des leurs sur un campus de l'Université Al-Azhar.

DR-Début avril, les étudiants manifestent à la suite de l'empoisonnement alimentaire de centaines des leurs

 sur un campus de l'Université Al-Azhar.

 

 

 

Les étudiants indépendants et démocrates ont réussi à surmonter leurs divisions et à porter l’un des leurs à la présidence de l’Union des étudiants d’Egypte, parachevant ainsi leur succès au cours des élections à la base.

 

 

 

 

 

L’union des étudiants d’Egypte

 

 

 

Par Wahid Abdel-Méguid

 

 

 

Les urnes ont à nouveau parlé avec la victoire de l’étudiant Mohamad Badrane à la tête de l’Union générale des étudiants d’Egypte.

 

Le mois dernier les urnes avaient affirmé la victoire des étudiants indépendants et ceux appartenant aux forces démocratiques ou leurs sympathisants, sur ceux des Frères musulmans aux élections estudiantines de la plupart des universités d’Egypte.

 

A l’instar des résultats des élections des syndicats professionnels et celles de l’Union générale des ONG, ces élections reflètent le courant prédominant actuel dans la société. Elles revêtent une importance spéciale pour deux raisons.

 

D’abord, les élections estudiantines diffèrent des élections syndicales et celles des unions. Parce que les étudiants ne sont pas considérés comme une catégorie à part, d’autant plus qu’ils représentent toutes les catégories de la société.

 

On retrouve dans les universités des étudiants venus des quatre coins du pays, depuis les zones rurales, paysannes, citadines et toutes classes sociales confondues. Raison pour laquelle nous pouvons les considérer comme un échantillon représentant d’une manière ou d’une autre toute la société. C’est là que réside la grande différence entre la société estudiantine et la société civile.

 

La deuxième raison qui fait acquérir aux élections estudiantines une importance spéciale est que celles-ci interviennent dans un contexte délicat, suite à l’hégémonie exercée par les étudiants appartenant aux Frères musulmans sur les unions estudiantines, au lendemain de la révolution du 25 janvier 2011. Ils avaient accepté de les tenir selon le règlement interne de l’année 1971 qui avait pour objectif de vider ces unions de leur contenu et de les transformer en des équipes de divertissement. Cela dans une tentative de les empêcher d’accomplir un quelconque rôle national.

 

Avec les étudiants indépendants et démocrates qui ont actuellement la mainmise sur la plupart de ces unions, nous sommes devant un revirement important très révélateur du tempérament dominant non seulement dans la société mais également au sein des universités.

 

La victoire de l’étudiant indépendant Mohamad Badrane, président de l’union estudiantine de l’Université de Banha, à la tête de l’Union générale des étudiants d’Egypte est le couronnement de ce revirement qui s’avère être un vent d’optimisme dans un climat brumeux incitant plutôt au pessimisme.

 

Les résultats des élections de l’Union générale des étudiants d’Egypte sont arrivés à temps pour nous aider à cultiver l’espoir. Surtout après que les étudiants indépendants et démocrates ont pu éviter la division qui planait la veille de leur tenue, à cause de l’insistance de l’étudiant Islam Fawzi, président de l’union de l’Université de Hélouan à présenter sa candidature. Si Islam Fawzi n’avait pas fait montre de flexibilité, les voix des indépendants et des démocrates se seraient dispersées et ils auraient perdu la présidence de l’Union des étudiants d’Egypte qu’ils méritent.

 

 

En effet, Islam Fawzi, qui a renoncé de plein gré à se présenter à la présidence de l’union, doit donner l’exemple aux acteurs de la scène politique, lorsqu’il a fait prévaloir l’intérêt général sur son intérêt personnel.

 

 

1er mai 2013. hebdo.ahram.org

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