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Publié par Saoudi Abdelaziz

La circulaire relative à la gestion des œuvres sociales de l’éducation est fin prête. Le document attendu depuis des semaines par les syndicats autonomes met fin à un monopole de l’UGTA. Le secteur de l’éducation fera-t-il des émules ?

Après avoir géré des années durant la manne financière que représentent les œuvres sociales de l’éducation, la Centrale syndicale perd le monopole.

La signature, hier, de la mouture finale de la circulaire relative aux élections des commissions nationale et de wilaya chargées de la gestion des œuvres sociales est le fruit non seulement d’une lutte syndicale mais également d’un consensus qui n’a pas été facile à réaliser. Les nombreux syndicats autonomes activant dans le secteur de l’éducation ne partageaient en effet pas la même vision.

Deux tendances s’étaient dégagées : une première plaidant pour le principe de la solidarité nationale avec une gestion nationale et une seconde qui était favorable à une gestion locale des œuvres sociales avec des commissions au niveau de chaque établissement scolaire.

Après plusieurs rounds de négociations, des clashs et des malentendus, un consensus s’est finalement dégagé concernant l’organisation d’élections au niveau national pour dégager une commission nationale et des commissions de wilaya.

Les élections débuteront vers la fin de la première semaine du mois de décembre au niveau des établissements et dès la deuxième semaine du même mois, les travailleurs de l’éducation seront appelés à élire des commissions nationales et de wilaya. Ces dernières se dérouleront en fonction des cycles, chaque commission de wilaya devant être composée de 9 membres représentant les trois cycles de l'enseignement. Une fois les membres des commissions de wilaya élus, une rencontre nationale sera organisée pour élire le président de la commission nationale et ses vice-présidents. Tous les employés du secteur de l'éducation peuvent se porter candidats aux élections des commissions, nationale et de wilaya pour un mandat de trois ans mais la circulaire interdit aux élus de se porter candidats au nom d'un syndicat donné.

L’Unpef et le Cnapest ont d’ailleurs donné des instructions à leurs cadres syndicaux, leur interdisant de se présenter. Le Cnapest considère, en effet, que les syndicats doivent rester sur le terrain de la lutte pour arracher les acquis et ne pas s’impliquer de manière directe dans la gestion des œuvres sociales. L’Unpef avait également averti ses cadres en expliquant que le syndicat ne devait pas supporter les dérives que peut engendrer la gestion des œuvres sociales.

Meziane Meriane, le coordonnateur du Snapest, va plus loin en expliquant qu’il ne fallait pas s’éloigner de la réelle problématique, à savoir demander des comptes à l’UGTA pour toutes ces années de gestion d’une manne qualifiée de l’une des plus importantes. Une option qui n’a visiblement pas été retenue puisque les œuvres sociales sont en passe de changer de mains sans qu’aucun compte ne soit demandé aux gestionnaires antérieurs.

Nawal Imès, 14 novembre 2011. Le Soir d’Algérie

 

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