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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

DR

 

 

Dans une contribution intitulée « Réforme de l’école et rentrée scolaire: de la surcharge des effectifs en particulier et de la gouvernance pédagogique en général » Le Dr Farid Benramdane* écrit notamment :

 

La question de la surcharge des effectifs dans les lycées, en ce début de rentrée scolaire 2012/2013 est partie pour dérégler le système éducatif et celui de la formation professionnelle jusqu’à 2015. L’université la subira jusqu’à 2024. Septembre 2015 sera, à l’évidence, très difficile pour les établissements de l’enseignement supérieur. Ce remake, ce « tsunami pédagogique », a été vécu en septembre 2008, dans les mêmes conditions et par les mêmes responsables ministériels, pour le cycle moyen.

 

Et dire que le Ministère de l’éducation nationale a été pris au dépourvu, cette année, ou que d’autres partenaires ministériels (construction et urbanisme notamment) en sont responsables et aussi impliqués, en termes de livraison de lycées, cela relève, du point de vue éthique, du bricolage institutionnel, élevé au niveau d’une politique d’état.

 

Pour comprendre tous les ressorts de cet imbroglio éducatif et prochainement universitaire, il faut revenir plus loin dans le temps, c’est-à-dire en 2003, et analyser la manière dont ont été restructurés les différents cycles de l’enseignement dit fondamental, à savoir le cycle primaire. Pour rappel, la durée de ces cycles d’enseignement était de 6 années pour le primaire et de trois années pour l’enseignement moyen (appelé, à l’époque, 3ème palier de l’enseignement fondamental). Le diagnostic établi depuis de très longues années, consacré par les travaux de la CNRSE (commission nationale pour la réforme du système éducatif), a montré une désarticulation majeure dans l’organisation pédagogique du cycle moyen : un volume-hebdomadaire surchargé (36 et 38 heures), très loin des normes universelles en la matière, un surcharge des contenus, fruit beaucoup plus d’une compression des 4 années du cycle moyen que d’une nouvelle perception des objectifs assignés à un cycle précis. Les conséquences pédagogiques sont connues : prééminence de la mémorisation/restitution des connaissances (parcœurisme, bachotage) au détriment des habilités intellectuelles de haut niveau (analyse, synthèse, critique, généralisation, extrapolation, etc.) (…)

 

Le texte intégral de la contribution est sur site : cnlc-dz.org

Le Dr Farid Benramdane est docteur en sciences du langage, ancien doyen de la faculté des lettres et des arts (Université de Mostaganem), membre de l’ex CNRSE et de la CNP (Commission nationale des programmes /MEN)

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