Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                        DR

 

L’Association écologique de Boumerdès (AEB) organise les lundi 16 et mardi 17 décembre 2013 un séminaire sur le thème : «Le bon état écologique. Comment ? Avec qui ?». L'AEB est une des associations à la pointe du débat écologique, mais qui sait aussi mettre la main à la pâte. Le projet de réhabilitation d’un écosystème dunaire côtier, qu'elle entreprend à Corso, à quelque 50 km à l’est d’Alger, entre Boumerdès et Boudouaou El Bahri, vise à sauver deux hectares d’une menace de dégradation irréversible.  

 

Rendant compte du débat organisé par l'association, M'hamed Rebah écrit dans Reporters: "Avec une discrétion forcée, à cause de l’insuffisante médiatisation de leurs activités, les associations écologiques marquent leur présence dans le champ de la sensibilisation de la population sur les comportements à changer et dans celui du débat autour des questions environnementales qui concernent la société".

 

"Insuffisante médiatisation?". "L'écologie algérienne délaissée" titrait hier le dernier article de Karim Tedjani. L'animateur écologiste dresse un constat sans appel : "Le pays est devenu en l’espace d’une génération, une décharge publique à ciel ouvert, le théâtre quotidien de toutes les dégradations environnementales possibles et malheureusement imaginables en ce début de millénaire".

 

Les Algériens sont-ils donc "sauvages" par atavisme naturel? Il n'y croit pas : "On se garde bien de se remémorer quelle est la véritable nature de ces femmes et ces hommes qui ont forgés, par leurs gestes quotidiens et leurs coutumes, celle d’un territoire aussi vaste et riche que fragile… (...) Les Algériens d’aujourd’hui, avant d’ignorer l’écologie des temps modernes, ont avant tout oublié leur véritable nature ancestrale !"

 

"La pire des pollution est celle des esprit" titrait en octobre dernier le blog de Karim Tédjani (nouara-algerie.com) . "Cette pollution c'est l'appât du gain facile, la soif de pouvoir, le matérialisme stérile, le mépris d'autrui. Elle  engendre celle de l’environnement qui, une fois dégradé, devient le milieu idéal pour qu'elle persiste dans la tête des gens.  C'est un cercle vicieux que l'on se doit de défaire en agissant non seulement sur le terrain mais aussi au sein de toute la société algérienne".

 

Dans sa chronique d'hier, Karim Tédjani conclut pourtant sur une note d'optimisme: "Tous les jeunes Algériens ne sont heureusement pas dupes du mauvais tour qu’on leur a joué (…). A vrai dire, ceux qui pensent que l’écologie n’est pas un sujet qui touche la société en Algérie ont presque  un train de retard… Et sans cette matrice culturelle ancestrale, ceux qui voudront faire de l’écologie en Algérie en auront également un aussi...Il ne faut point en douter!"

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article