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Publié par Saoudi Abdelaziz

Par Georges Malbrunot

 

Diplomatie médicale. Plusieurs dizaines de milliers de blessés libyens du conflit de l’an dernier qui chassa le colonel Kadhafi du pouvoir à Tripoli sont actuellement hospitalisés en Jordanie.

"Les hôtels et les hôpitaux sont remplis de familles de blessés, mais aussi de malades qui ne peuvent être traités actuellement dans les établissements libyens, nous affirme une source occidentale à Amman. Les Jordaniens en profitent alors que le tourisme est déprimé".

Leur présence suscite tout de même de nombreuses interrogations : Pourquoi la Jordanie ? Et qui finance leurs séjours ?

A l’origine, ce devait être l’Etat libyen. Mais celui-ci se serait déclaré défaillant. Problème: après des mois de présence, la facture s’élèverait à plus de 80 millions de dollars. Des discussions ont été entamées entre les autorités jordaniennes et le ministère de la Santé libyen. Apparemment sans succès. Et aux dernières nouvelles, c’est l'inévitable Qatar qui réglerait l’addition, selon les assurances d'un autre expatrié à Amman.

Sitôt le régime libyen tombé, Amman s’est positionné sur les créneaux de la sécurité et du tourisme médical. Deux secteurs dans lesquels le royaume hachémite a acquis une indiscutable compétence. Amman forme déjà les futurs gendarmes libyens. Quant au tourisme médical, c’est une niche que la Jordanie s’est constituée au fil des ans. De nombreux responsables du Golfe viennent ainsi se faire soigner dans les établissements d'Amman.

 

19 mars 2012. Le Blog de Georges Malbrunot

 

 

Diplomates américains silencieux... au cas où Bachar garderait le pouvoir

 

Par Georges Malbrunot

 

Les diplomates américains au Liban ont reçu la consigne de ne pas trop commenter publiquement les derniers développements de l’affrontement armé en Syrie entre le régime de Bachar el-Assad et ses opposants.

« Nous devons d’abord regarder dans quel sens la situation va évoluer », a confié l’un de ces diplomates à un contact européen à Beyrouth. Selon ce dernier, les responsables américains tiennent à éviter toute déconvenue, en cas de maintien au pouvoir de Bachar el-Assad à Damas, comme les derniers développements sur le terrain peuvent le laisser penser. A moins qu’il s’agisse de ne pas braquer le raïs au moment où Kofi Annan – envoyé de l’ONU à Damas – cherche à trouver une issue négociée à une crise qui dure depuis un an et pourrait perturber la campagne électorale du candidat-président Obama aux Etats-Unis.

Selon un autre diplomate, européen, en poste dans la région, la réserve américaine est perceptible en fait depuis que Washington a détecté les preuves qu’Al Qaida s’était infiltré en Syrie, à partir notamment de l’Irak voisine. Une menace que les trois attentats à la voiture piégée de ce week-end à Damas et Alep pourraient venir conforter.

 

Georges Malbrunot, 18 mars 2012

 

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