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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les habitants de la Casbah n’oublient pas le combat d’Aït Ahmed

 

Par Mehdi Biskri

 

 

Le directoire de campagne du Front des forces socialistes (FFS) de la wilaya d’Alger a effectué, hier, une sortie de proximité à Alger-Centre.

L’itinéraire qu’a emprunté Mostefa Bouchachi, tête de liste du vieux parti de l’opposition dans la capitale, s’est étalé de la rue Didouche Mourad jusqu’au cœur de La Casbah. Si une majorité de citoyens n’accordent aucun intérêt au scrutin prévu jeudi prochain, il est à souligner que malgré ce «climat de soupçon», les Algériens approchés par les militants du FFS saluent la lutte ininterrompue du président du parti, notamment les résidents de La Casbah. «Hocine Aït Ahmed ne s’est pas mouillé dans les magouilles du régime. Il a toujours été propre et intègre. Il a toujours milité pour la démocratie et la justice», affirme un quinquagénaire natif de La Casbah. M. Bouchachi explique le respect dont jouit le leader du FFS : «Les Algériens ont découvert la vraie histoire sur Aït Ahmed. Ce chef révolutionnaire a longtemps été diabolisé par le régime. La vérité l’a emporté toujours sur le mensonge.»

 

Auparavant, de la rue Didouche Mourad à la place Audin, les discussions entre les citoyens et l’équipe du FFS ont porté sur plusieurs sujets, le principal étant la participation au vote pour choisir la liste n°17, celle du FFS. «Oui je voterai FFS, c’est le seul parti crédible. Les autres ne comprennent dans leur rang que des hypocrites», lance un citoyen d’une quarantaine d’années. «Je connais Aït Ahmed, lui c’est un homme, un vrai, un fhel (homme de parole)», ajoute-t-il.

 

En cheminant dans la rue Larbi Ben M’hidi (ex-d’Isly), les militants du FFS abordent plusieurs passants. «Désolé, je ne vote pas», dit un citoyen qui refuse de prendre le tract. «Les politiciens sont tous des menteurs. Ils promettent des choses et une fois élus, ils oublient leurs engagements. Ils ne pensent qu’à se remplir les poches», accuse-t-il.

 

Dans les venelles de La Casbah, l’échange entre les militants du FFS et les habitants prend plus de consistance. «Monsieur, je ne vote pas parce que rien ne changera. Même si vous avez le pouvoir, les militaires ne vous laisseront pas gouverner», dit un vendeur de tissu à M. Bouchachi. L’ex-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, attentif, répond après avoir laissé le commerçant et un autre citoyen s’exprimer et exposer leurs idées : «Un proverbe de Jésus dit que si vous allumez une bougie dans le noir, c’est mieux que de se lamenter dans l’obscurité. Peut-être qu’un élu parmi des millions aura le courage de dénoncer les graves dérives du pouvoir. Il ne faut pas démissionner puisque le régime investit dans ce terrain laissé vierge par les Algériens. Maintenant, nous vous promettons qu’au sein du FFS, au moindre dépassement des autorités, nous nous soulèverons efficacement. Le régime n’a plus le choix. Le changement est inéluctable.»

 

Mehdi Biskri, 7 mai 2012. El Watan

 

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