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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

 

 

Les opposants démocrates  algériens  semblent être partagés en deux catégories, que l’on peut, en simplifiant, caractériser ainsi :

 

Certains pensent que le changement démocratique viendra de la mise en mouvement des forces vives du pays, en appui sur leurs aspirations, combinée à la prise de conscience des secteurs patriotiques de l’Etat et de ses institutions. Ils s'opposent aux coups d'états et autres deal au sommet. Les changements démocratiques authentiques viennent des luttes populaires, elles passent par la mobilisation autour d’un processus de refondation constitutionnelle pour l'instauration effective de l’Etat de droit.

 

Par contre, après avoir activement préparé la marche avortée de février, les démocrates médiatiques préconisent d'abattre le régime d'un seul coup. Ces « révolutionnaires » sont montés à l’assaut médiatique depuis le mois de mai. Ils demande la déposition du président de la république en exercice, considéré comme l’obstacle n°1. Soutenu par certains consortiums, ils préconisent bruyamment d’aller à marche forcée vers la libéralisation économique, appelant en renfort des traders et experts financiers ou d’anciens ministres désaffectés en quête d’auteur. Ils appuient vigoureusement l’intervention de l’Otan en Lybie, soutiennent par avance celle qui est projetée en Syrie.

 

Cette ligne est portée par la plupart des groupes de presse qui ont prospéré ces vingt dernières années, srervant de caution libérale à la tyranie. Ils ont été utilisés dans des opérations médiatiques décisives, comme celle qui a conduit au départ du pauvre Zeroual en 1998, lorsque ce dernier s'est démarqué de la ligne éradicatrice. Aujourd'hui ils travaillent fébrilement, sans doute pour les mêmes maîtres, à la destabilisation de Bouteflika.

  

Ce courant médiatique éradicateur-kémaliste, ultraminoritaire mais croyant disposer de soutiens dans la hiérarchie militaire, prétend placer les couches moyennes « occidentalisées » sous la protection d’une puissance publique vouée à mater l’islamisme.

 

 

Saoudi Abdelaziz, ancien membre de la direction exécutive clandestine du PAGS

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