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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

 

La chronique du Condjador (81)

 

 

 

 

Le ministre de la pêche a visité le port de Boudis, hier 7 mai à sept heures du matin. Sa visite matinale ressemblait à celle qu’on faisait à la fameuse exposition de Paris vers les années 30 du siècle dernier. Les colonisés étaient exposés dans des stands pour que le visiteur voie en direct les autochtones des pays colonisés installés dans les gourbis de leur habitat « traditionnel ».

Cette visite de notre ministre pourra aussi être classée comme une visite au zoo. Rien à débattre, rien à proposer, une nuée de journalistes s’agglutinait  autour du haut responsable entouré des mêmes visages de la haute sphère de la wilaya, de la direction la pêche et du syndicat des armateurs- qui n’ont plus la cote, tous démasqués, même si ce jour ils s’étaient bien habillés.

Qu’est-ce que cette visite a changé au port de Boudis ? Rien, à part que le dos d’âne, à l’entrée du port, a été enlevé toute la journée… pour être remis le lendemain.

 

 

Le citoyen algérien est plus informé que les services de sécurité. L’arnaque des détecteurs d’explosifs ?  Ça fait plus d’une année que les médias étrangers ont exposé les dessous de l’affaire et parlé des poursuites contre « l’inventeur ». Malgré cette information mondialement propagée, nos policiers postés au barrage fixe, aux sorties de la ville, continuent de pointer vers les usagers cet appareil, acheté 30 000 euros la pièce. Même les gens les plus idiots savent  que ce n’est qu’un détecteur de balles perdues de ping-pong. 

 

Cette situation dévoile le coté bureaucrate de nos institutions nationales et leurs hors-orbite. La sphère fermée des preneurs de décisions vogue dans un autre espace que celui de l’Algérien de base. Le policier du barrage fixe fait partie de cet espace fermé, où la hiérarchie administrative impose des directives extra-terrestres que seuls peuvent comprendre ceux qui sont initié à la logique des hors orbite.

 

 Photo-Jijel1.jpg

 

 

Cette image de tiges de blé poussant dans une décharge sur les hauteurs de Jijel dément toutes les expertises de nos pseudo-experts, qui nous importent des manières européennes pour les imposer sur les terres de l’Algérie qui ne sont pas comme les terres de l’autre rive de la Méditerranée.  Nous avons un territoire qui nous est propre, leurs études sont valables là-bas, pas ici,  pas à Jijel en plus.

 

 

C’est valable dans tous les domaines, leur but c’est de nous fourguer toutes leurs marchandises, avec produits toxiques, machines et outillages dont ils sont en train de se débarrasser.  L’Afrique est leur souk d’imbéciles. Les paysans le savent mais ce sont ces ministres et les pions autour qui veulent nous entraîner dans un domaine qui ne fera qu’endetter le paysan et l’éleveur. Banquiers et s’massria, ennemis de toutes les bonnes volontés de cette nation, avec la complicité de nos politiciens. Tout ce monde monopolise l’usage des ressources financières. Les producteurs sont donc contaminés par la maladie des esclaves de l’intérieur, qui veulent ressembler à leurs maîtres du passé.

 

 

Finalement ce maître n’a fait que changer de place, maintenant il est dans leurs têtes. C’est le chantage des banquiers qui est le cheval de Troie à l’origine de ce changement de notre société, avec ces gens noyés dans les tchipa et les pourcentages sur les commissions et les transactions. Ils ont simplement honte d’être Algérien et Africain. C’est valable pour l’APN, les ministères de ce pays, ET LES BANQUIERS.

 

 

Jijel, le 8 mai 2013

 

 

 

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