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Publié par Saoudi Abdelaziz

Ahmed Selmane pose cette question, dans son tour d’horizon hebdomadaire publié dans la Nation.info :

 

 

« De quoi se nourrissent les ingérences étrangères ? Pas d’un complot, mais des déconstructions paranoïaques et perverses des régimes qui traitent leurs sociétés en mineurs quand ce n’est pas en menaces potentielles et en ennemis. Et ce n’est pas en « lâchant » après une longue interdiction - comme on le faisait pour les produits au temps des Souk-El-Fellah et galeries algériennes – des dizaines de partis qu’on créé les conditions d’une implication des algériens. Surtout pas lorsqu’on les appelle à voter uniquement pour légitimer le statuquo au nom du risque d’ingérence étrangère.

 

Le régime algérien fait une lecture superficielle – celle qui l’arrange – de ce qui s’est passé en Libye et de la tragique marche vers la décomposition de la Syrie. Une lecture complètement équivoque d’ailleurs. Vis-à-vis des occidentaux, il se cache derrière la « ligue arabe » qui est totalement sous orbite des Etats, peu indépendants, du Golfe. Mais vis-à-vis des algériens, il distille l’idée que ce sont des pays victimes des ingérences étrangères dont nous devons nous prémunir ? Soit ! Mais comment ? En gardant le régime en place ? Sans rien toucher au désordre qu’il a institué en mode de gouvernement ? En continuant à entraver l’organisation libre des algériens ?

 

L’Algérie a arraché son indépendance par l’implication, effective, de pratiquement l’ensemble de la population. Cette indépendance est déjà remise en cause dans les faits car le régime fonctionne sur l’exclusion de pratiquement l’ensemble de la population. Et c’est cela – beaucoup plus qu’un complot ourdi dans un cabinet de la CIA ou outre – qui créé les conditions d’une faiblesse fondamentale.

 

Texte intégral : La Nation-info

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