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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Dans toutes les régions du pays, de jeunes chômeurs des localités avoisinant notamment les zones industrielles et les grands sites pétroliers font régulièrement parler d’eux. Ils exigent la priorité d’embauche, surtout pour les métiers non qualifiés, une revendication raisonnable qui n’est pas relayée par les partis politiques et les élus de ces localités.

Lakehal Samir rendait compte, le mois dernier dans El watan, de la situation autour des mines de l’Ouenza, exploitées par ArcelorMittal : «La société vient ici pour exploiter notre minerai sans que les chômeurs de cette ville n’en bénéficient», s’indigne un mineur à la retraite. Il y a à signaler que plusieurs actions de protestation pour réclamer du travail dans la mine, ont été menées par des jeunes chômeurs, allant jusqu’à bloquer complètement tous les accès à la mine, empêchant la circulation du matériel roulant, mais en vain. Leurs doléances restent lettre morte. Bien au contraire, certains sont poursuivis en justice par la direction de la mine ».

 

 

 

 

 

Ils ont observe un sit-in devant l'accès de la zone industrielle de Bethioua


Les chômeurs d’Aïn El Biya promettent de revenir à la charge

 

 

 

 

Les jeunes chômeurs de Aïn El-Biya ne veulent pas baisser les bras. Après un sit-in organisé jeudi, à l'entrée de la zone industrielle, pour dénoncer le mode de recrutement et le recours à la main-d'œuvre non qualifiée extra muros, ils ont, hier, initié une pétition pour l'adresser aux hautes autorités du pays.

 

Ils affirment qu'ils ne peuvent plus accepter leur statut de chômeur alors qu'ils résident dans une zone censée être riche en opportunités d'emploi.

 

Jeudi dernier, ils avaient déployé des banderoles pour dire leur désarroi et surtout attirer l'attention du wali sur leur situation. «Il est notre ultime recours pour faire cesser la hogra qui nous prive de postuler à un emploi et à une insertion sociale», diront des jeunes que nous avons rencontrés. «Lors de son dernier passage dans la daïra, nous l'avions rencontré et nous lui avions transmis nos doléances. Il nous avait promis l'installation d'une commission d'enquête pour faire la lumière sur les modalités de recrutement dans la région. Mais depuis nous n'avons rien vu venir», affirment-ils.

 

Les protestataires qui se disent outrés par leur situation affirment que les entreprises seraient gagnantes si elles recouraient au recrutement de la main-d'œuvre locale. «Nous n'avons rien contre les jeunes des autres régions du pays, mais force est de constater que quand on ramène un plongeur ou un agent de sécurité d'une autre région du pays, pour lui assurer le gîte, la restauration et lui payer une prime d'éloignement et lui assurer des billets de transport, parfois par avion, à l'occasion de ses congés de récupération, cela relève du gaspillage et d’une mauvaise gestion des deniers publics», affirment-ils.

 

Les protestataires se disent compréhensifs quand des entreprises recrutent une main-d'œuvre qualifiée qui dispose de compétences reconnues. «Quand ils recrutent un ingénieur ou un technicien bardé de diplômes cela est compréhensible, mais quand on fait appel à quelqu'un pour garder un portail ou manier une pelle, cela devient de la provocation», notent-ils.

 

Ces derniers promettent de revenir à la charge autant de fois que cela sera nécessaire. «Nous n'allons pas nous taire. Nous sommes prioritaires en matière de recrutement et nous défendrons ce droit jusqu'au bout», affirment-ils en promettant de revenir à la charge avec plus de détermination dans les prochains jours.

 

 

F. Ben, 27 novembre 2012. Le Temps d’Algérie

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