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Publié par Saoudi Abdelaziz

Lu aujourd’hui dans le Temps d’Algérie : « Une bombe a été découverte, ce mardi 16 août vers 1h30 du matin, à proximité d’une cafétéria située à quelques mètres du siège de la wilaya de Bouira, a constaté notre journaliste sur place.  La bombe, dissimulée dans un paquet bleu a été placée sous un véhicule de tourisme. Elle a été découverte par des citoyens ». 

 

Cette information me rappelle le dilemme que nous avions vécu à la rédaction de l’hebdomadaire Jijel-Infos, à la fin de l’été 2001, il y a dix ans exactement. La veille du bouclage, trois bombes avaient été découvertes à Jijel, en pleine ville. L’une à côté de l’hôtel Louisa, l’autre près du centre commercial situé non loin du siège de la Wilaya, la troisième je ne me rappelle pas où. Elles avaient été découvertes à temps par des «passants» et vite «désamorcées», selon les correspondants locaux des quotidiens algérois puisant leurs informations auprès des sources sécuritaires.

 

Comment traiter cette information ? Passer sous silence ce que nous avions baptisé par dérision les trois bombinettes des fabricants de la tension, c’était l’avis de l’équipe, au moment où s’ancrait à Jijel la conscience de plus en plus unanime que la fitna n’avait fait qu’éloigner des problèmes réels à résoudre. Mais ne pas en parler, est-ce juste pour un hebdomadaire d’informations, qui n’a pas à censurer ce qui se passe ?

 

Sur proposition d’un membre de l’équipe, nous avions opté pour un billet intitulé faut-il en parler ? Un texte elliptique fut rédigé par l’initiateur de la proposition qui ne mentionnait nulle part les bombes. Ce n’était pas très clair, mais les gens de Jijel avaient compris.

 S. A.

 

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