Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Les projets de David Cameroun visant à permettre aux services de sécurité d’exercer un contrôle -outre les BlackBerry- sur les réseaux sociaux, sucitent des inquiétudes. Le premier ministre britannique invoque notamment le fait que la police a interpelé pendant les émeutes, plusieurs utilisateurs de Twitter et de Facebook, accusés d'incitation à la violence. Quelques échos dans la presse.

 

 RSF dénonce la collaboration de BlackBerry avec la police britannique

LEMONDE.FR avec AFP | 13.08.11

Reporters sans frontières (RSF) a fait part de son inquiétude, samedi 13 août, suite à la collaboration de Research in Motion (RIM), le fabricant canadien des téléphones portables BlackBerry, avec la police britannique pour identifier les émeutiers de Londres

Quelles seront les conséquences de cette coopération sur le respect de la vie privée des utilisateurs des BlackBerry, et sur leur droit à échanger de l'information librement sans contrôle ni entrave ?" se demande notamment RSF. "Loin de sous-estimer la situation actuelle au Royaume Uni et l'urgence de rétablir l'ordre", l'ONG estime cependant que "la mise à disposition des données personnelles à la police constitue un précédent inquiétant dans un pays occidental, et pourrait avoir des conséquences importantes en terme d'exemplarité sur d'autres régimes".

 

"LÉGALITÉ"

 

Pendant les quatre jours d'émeutes qui ont frappé la Grande-Bretagne, les pilleurs s'organisaient rapidement via les SMS et leurs équivalents pour les téléphones BlackBerry, les BBM. Ces derniers ont l'avantage d'être cryptés contrairement aux réseaux sociaux comme Twitter.

"Si la transmission de données est suivie d'arrestations, il conviendra de s'interroger sur la validité des preuves fournies, et la légalité de leur acquisition", déclare RSF, qui met également en garde les autorités britanniques "contre toute mesure visant à fermer ou restreindre de façon drastique l'utilisation des réseaux sociaux, notamment Facebook et Twitter".

Dans son intervention au Parlement, jeudi, le premier ministre David Cameron a fait allusion à un système de surveillance des réseaux sociaux. Encore très floue, la déclaration de M. Cameron laisse entendre que le gouvernement souhaiterait mettre en place un système de surveillance généralisée des réseaux sociaux, nécessaire pour pouvoir prévoir qu'un compte sera utilisé dans un but délictueux.

RSF dénonce enfin les "demandes" adressées par M. Cameron aux grandes chaînes de télévision britanniques de "remettre leurs rush sur les émeutes à la police", faisant de la presse "un auxiliaire des forces de l'ordre".

 

David Cameron souhaite priver les émeutiers de réseaux sociaux

LEMONDE.FR | 11.08.11

"Lorsque les gens utilisent les réseaux sociaux pour des actions violentes, nous devons les en empêcher. Nous travaillons avec la police, les services de renseignement et les industriels pour étudier la manière dont nous pourrions empêcher ces personnes de communiquer via ces sites et services lorsque nous savons qu'ils préparent des actes criminels ou violents." Dans son message aux députés britanniques, jeudi, le premier ministre, David Cameron, a annoncé que le gouvernement travaillait à un contrôle renforcé des réseaux sociaux.

Tous ceux qui ont été témoins de ces actes atroces seront frappés de constater comment ils ont été organisés par le biais des réseaux sociaux. La libre circulation de l'information peut être utilisée pour faire le bien. Mais elle peut aussi servir pour faire du mal", a estimé le premier ministre. La police a interpellé ces derniers jours plusieurs utilisateurs de Twitter et de Facebook, accusés d'incitation à la violence.

Pourtant, les réseaux sociaux semblent avoir été peu utilisés pour organiser des violences et des pillages – un rôle rempli par les SMS et leurs équivalents pour les téléphones BlackBerry, les BBM. Le député de la circonscription de Tottenham, David Lammy, avait demandé mardi au gouvernement et à Research in Motions, le constructeur des BlackBerry, de bloquer le service de messagerie.

Encore très floue, la déclaration de M. Cameron laisse entendre que le gouvernement souhaiterait mettre en place un système de surveillance généralisée des réseaux sociaux, nécessaire pour pouvoir prévoir qu'un compte sera utilisé dans un but délictueux.

Si le projet se concrétise, et quelle que soit sa forme finale, le gouvernement britannique se heurtera à des difficultés importantes au regard du droit européen, très protecteur en matière de liberté d'expression. En France, le projet de loi Hadopi, qui prévoit dans certains cas une sanction de coupure de l'accès à Internet, avait dû être modifié à plusieurs reprises pour assurer sa conformité avec le droit français et européen : les personnes condamnées qui se verraient priver de leur accès à Internet devraient théoriquement pouvoir conserver l'accès à leur boîte e-mail.

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article