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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Il faut lire Hocine Malti. Les autorités distillent chichement l'information, comme si elles se réservaient pour un procès à grand spectacle, pour y sacrifier solennellement  un ou deux boucs émissaires, trop voyants et déjà hors course depuis de nombreuses années. Le pouvoir pourrait ainsi se laver les os. Cette énorme lumière médiatique prévisible n'aurait-elle pour seul fonction que de nous éblouir pour nous aveugler? Laissera-t-on dans une ombre mestoura la poursuite de la  prédation de nos dévises pétrolières, en sacrifiant pour cela quelques brebis. Affaire à suivre.

 

 

 

Où en est-on de la promesse présidentielle de juger les corrompus « quelque soient leurs postes ». On sait que les réquisitions qui chargent les juges d’instruire les affaires de corruption proviennent du parquet, c’est à dire du procureur de la République, dépendant du gouvernement et donc de la Présidence. On ne peut se contenter du sempiternel « il faut laisser faire la justice ».  Quelles sont les affaires confiées par le Parquet aux juges d’instruction. Cela, les Algériens sont en droit de le savoir, même si les juges sont tenus au secret de l’Intruction.  Pour l’instant, l’opinion publique doit se contenter des « informations qui circulent », glanées par les journalistes, comme celles que nous livrent ce matin Mourad Slimani dans El Watan : 

 

 

  

Dans l’attente des conclusions des cenquêtes judiciaires

  

 

 

Rumeurs et malaise autour des affaires de corruption

 

 

 

L’étau se resserre-t-il vraiment sur Chakib Khelil et les responsables impliqués dans les scandales à enchâssement qui touchent le secteur qu’il a eu à gérer ? Les informations qui circulent ces derniers jours donnent à croire que les choses sérieuses ont commencé, puisque l’on sait au moins que l’ancien ministre de l’Energie est officiellement convoqué, et pour la première fois, par la justice pour être entendu dans l’affaire SNC-Lavalin.

 

 

Ses domiciles à Alger et à Oran ont par ailleurs fait l’objet de perquisition dans le cadre de l’affaire Saipem. Celui qui paraissait jusqu’à présent, et malgré les gros soupçons qui ont pesé sur lui durant des années, jouir de l’immunité que lui confèrent ses liens étroits avec les plus hautes sphères du pays, serait donc lâché. Mais les derniers développements et la volonté de la justice d’agir, tel qu’affirmé par les deux communiqués successifs du parquet général d’Alger, ne recueillent que scepticisme de la part d’une opinion publique peu dupe des implications politiques lourdes des scandales et qui réclame plus de transparence quant à l’évolution des enquêtes.

 

 

Car sur une affaire aussi grave, dont les ramifications se sont étendues aux pays étrangers, l’opinion est en droit d’attendre plus que des communiqués génériques du parquet. Ou des «messages» présidentiels réitérant le principe de lutte contre la corruption et les corrompus «quels que soient leurs postes». Les «fuites» organisées ou pas disputent en effet le sujet à la rumeur et le malaise s’installe dans le pays. Tant et si bien que l’on évoque aujourd’hui une «exfiltration» organisée de Chakib Khelil pour éviter l’issue risquée, pour ses soutiens et ses «complicités» au sein du pouvoir, d’une comparution devant le juge et de son chapelet prévisible de révélations.

 

Ebruitées avec les détails que l’on sait en Italie et au Canada, les affaires SNC-Lavalin et ENI-Saipem continuent dans notre pays à être entourées de mystère et être traitées comme de banales affaires de détournement dont les éléments seraient protégés par le sacro-saint principe du «secret de l’instruction». Et l’on s’entête au plan politique comme au plan juridique à observer un flegme pour le moins suspect et à minorer une opinion nationale qui a le droit de savoir.

 

 

Mourad Slimani, 28 mars 2013. El Watan.com

 

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