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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

La chronique du Condjador (46)

 

Jijel, le 19 avril 2012

 

 

 

Il existe un nouveau passe temps des nouveaux fils à papa, les enfants des investisseurs, à Jijel mais aussi, paraît-il, dans toute l’Algérie. C’est un phénomène qui s’élargit de plus en plus. Le trop plein de crédits et de subventions, utilisé pour faire monter les courbes gouvernementales, pourrit aussi les enfants des riches milliardaires, ou pour bien les situer, des nouveaux riches de la guerre.

 

 

Ces opportunistes, qui ne savent pas quoi faire de la manne financière qui leur tombe directement du Trésor public, ont trouvé une sorte d’échappatoire, une compensation et un prestige dans l’organisation de combats à morts entre des chiens. Ils acquièrent une réputation, une sensation de pouvoir, de courage à travers ces combats de chiens, bergers allemands, Rottweiler, boxer, etc.

 

 

Le fils d’un riche investisseur de Jijel possède déjà une quarantaine de ces chiens élevés spécialement pour les combats. Un chiot Rottweiler se vend 40 000 dinars. Le chien adulte avec un bon palmarès coûte 200 millions, je ne sais même pas comment l’écrire en dinars. C’est une nouvelle façon d’exposer sa richesse. Avoir des chiens plus qualifiés dans les combats démontre qu’on a plus d’argent que les autres. 

 

 

Ces pauvres chiens, très agressifs, éduqués pour la lutte à mort, subissent des dégâts physiques incroyables à cause des morsures : pattes perdues, mâchoires déboîtées, gorges déchirées, mutilations de toutes sortes.

 

 

Le ministre de l’agriculture l’a dit avant-hier à la radio : l’Algérie a enregistré l’an passé un déficit de 2 milliards de litres de lait cru.  Pourtant, c’est ce gouvernent qui contrecarre les paysans pauvres désireux de faire l’élevage de vaches, de moutons et de chèvres. A Jijel, les organismes de crédit  refusent les petits investissements qui assureraient une vie digne et responsable au paysan pauvre et couvriraient en même temps les besoins du pays en viande et en lait cru.

 

 

Au gouvernement je donne ce conseil : donnez aux riches des crédits et des subventions pour l’élevage de lions de combats. Il faut les aider à faire évoluer leurs élevages, ils le méritent. Ils ont commencé par les moutons de combat, ils continuent avec les chiens de combat, alors pourquoi pas les lions. Ils pourront alors nous proposer des spectacles dignes de la Rome antique : un lion contre un esclave  ou contre l’un de leurs ouvriers. Qui sait, le temps évolue dans la voie de l’imbécilité.

 

 

Le Condjador. Jijel, le 20 avril 2012

 

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Post Scriptum : Moi le condjador, je suis à moitié con comme mon pseudo l’indique si on le divise par deux, mais le djador me tire du coté de la niya. Il est pourtant une chose que je déteste plus dans ce monde c’est le monopole sous toutes ces formes. D’où vient cette volonté de certains sites de tout utiliser à des fins de pouvoir ?

 

Je prie les sites Réseau des démocrates, dzActivist, et autres de ne pas publier mes chroniques. Je ne partage avec eux aucune orientation politique ou sociale, ni aucun intérêt financier. Ils me rappellent un petit passage du film « Il était une fois la révolution » (il est sur Youtube). Ceux qui savent lire vont voir ceux qui ne savent pas lire, les bougres, les cons comme nous et leur disent : il est temps de faire le changement. Les pauvres bougres font ce sacré changement. Alors, les plus intelligents de ceux qui savent lire s’asseyent autour d’une table, ils parlent et ils mangent, ils mangent et ils parlent,  et pendant tout ce temps, les bougres les cons, les pauvres, ils sont morts.

 

A ceux de ma race vous ne pouvez plus rien demander, c’est râpé vos manigances, vous appartenez à un passé déjà lointain. Ch…ch…, ne me parlez plus de votre révolution. Je n’aime pas votre catégorie d’intellectuels hypocrites, une espèce pire de celle des autres capitalistes qui eux, au moins, assument leur cupidité et leur amour maladif de l’exploitation. Eux sont visibles,  ils nous crient franchement à haute voix - ya welat k…b antoum.

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