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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

christine lagarde

DR

 

Mme Lagarde au FMI : un choix approprié  . C’était le titre d’un article que le blog avait consacré il y a bientôt deux ans à cette nomination. Je notais :

« La nomination de Christine Lagarde au FMI, comme la mise à l’écart de DSK, n’a pas à nous intéresser outre mesure. Nous sommes mal placés pour donner un avis sur ce qui convient aux maîtres du monde. On peut seulement dire que cette nomination semble très logique dans les temps actuels. Elle est dans la ligne du FMI, qui préside actuellement, en Grèce, aux noces contrites, peut-être bientôt apocalyptiques, de la classe politique et de la spéculation financière ».

 

 

Médiapart a consacré hier un dossier à l’affaire Lagarde-Tapie

 

Christine Lagarde, au mépris de la démocratie

 

Par Laurent Mauduit, Mediapart, 22 mai 2013

 

 

(…) La mise en examen de la patronne du FMI aurait évidemment de considérables répercussions car le scandale Tapie, qui défraie la chronique politico-judiciaire française depuis bientôt cinq ans, va prendre sur-le-champ une dimension planétaire. Et ce qu’il y a de stupéfiant dans cette histoire, c’est qu’elle était écrite de très longue date : l’histoire de Christine Lagarde, c’est en effet celle, du début jusqu’à la fin, d’un déni de démocratie.

 

S’il en faut une première illustration, on la trouve dans les circonstances de la nomination de Christine Lagarde à la tête du FMI. Car elle n’est pas rattrapée aujourd’hui par la justice à cause d’une histoire dont à l’époque on ne connaissait pas encore la gravité. Non ! C’est exactement l’inverse. Si la justice a accéléré ses enquêtes et procédé à de nombreuses perquisitions ces dernières semaines, la gravité de l’affaire n'en était déjà pas moins établie avant même que l'ancienne ministre ne fasse acte de candidature pour devenir directrice générale du FMI, et son implication était tout aussi documentée.

 

À preuve, c’est le 21 mai 2011 que le scandale Tapie prend une nouvelle dimension, avec la révélation par Mediapart du rapport secret que la Cour des comptes avait consacré à l’affaire (lire Affaire Tapie : le rapport secret qui accable Christine Lagarde). À la lumière de ce rapport, Christine Lagarde sait aussitôt qu’elle risque d’avoir un jour des comptes à rendre à la justice car de nombreuses irrégularités sont pointées.

 

Or, c’est quatre jours plus tard, le 25 mai 2011, à l’occasion d’une conférence de presse, que la même Christine Lagarde fait acte de candidature à la direction générale du FMI, vacante depuis l’affaire du Sofitel de New York dans laquelle a été pris peu avant Dominique Strauss-Kahn. L’implication de Christine Lagarde dans l’affaire Tapie est déjà si évidente que Mediapart l’interpelle ce même 25 mai 2011 lors de sa conférence de presse, pour lui demander comment, se sachant sous la menace de possibles poursuites judiciaires, elle peut, envers et contre tout, engager le crédit de la France, déjà terni par l’affaire DSK, en se portant en candidate(…)

 

Dossier intégral : mediapart.fr

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