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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Des villageois du sud de la Chine protestent contre les expulsions illégales menées par les fonct...

Des villageois du sud de la Chine protestent contre les expulsions illégales menées par les fonct...

(STR/AFP)

Des villageois du sud de la Chine protestent contre les expulsions illégales menées par les fonctionnaires locaux.

(STR/AFP)

Des villageois du sud de la Chine protestent contre les expulsions illégales menées par les fonctionnaires locaux.

Dans son discours d’ouverture du congrès du Parti communiste chinois, le président sortant Hu Jintao a lancé un cri d’alarme contre la corruption qui pourrait « s’avérer fatale» si rien n’est fait pour l’endiguer. Des envoyés spéciaux font le point.



 

Congrès du Parti communiste chinois

 

 

 

Un changement de cap de croissance

 

 

 

 

 

Envoyées spéciales. Durant ces dix dernières années, la contestation sociale et l’irruption de la société civile via Internet, la crise financière ont poussé le gouvernement chinois à changer ses priorités.

 

 

 

«Plus vite, plus loin, plus haut!» Lorsque l’équipe Hu Jintao-Wen Jiabao prend la direction du pays en 2002, la Chine peut faire sienne la devise olympique. Le monde capitalisme salue le «miracle» chinois et Pékin vient en 2001 de remporter deux grosses victoires: son adhésion à l’OMC et l’obtention des JO en 2008.

 

Cette épopée économique avait un revers: l’exploitation de la main-d’œuvre ouvrière migrante, la montée des inégalités sociales et géographiques et des dégâts environnementaux considérables, autant de motifs qui ont nourri la contestation sociale dans les usines et les campagnes. Le rééquilibrage s’imposait. Il fallait ralentir la machine économique de la Chine devenue entre-temps la deuxième puissance économique du monde en termes absolus. De nouveaux investissements dans les campagnes, l’abolition de taxes agricoles, une relance de l’éducation et de l’assistance médicale en milieu rural sont mis en chantier. En un peu plus de trois ans, l’accès aux soins médicaux de base est étendu à plus de 95% de la population, selon l’Organisation internationale du travail.

 

Au moment où éclate la crise financière mondiale, Pékin change de cap de croissance, tablant sur le qualitatif et non plus le quantitatif, et adopte le 12e plan quinquennal (2011), s’articulant sur le développement du marché intérieur, les hausses de salaires et de meilleures protections sociales.

 

Dans sa quête de modernisation, la Chine explore une voie de développement originale en dehors du modèle occidental. Le pari est loin d’être gagné. Les nouvelles priorités économiques sont une réponse aux aspirations des Chinois à une meilleure répartition de la richesse nationale. Mais la colère gronde dans les usines et les villages où la terre est réquisitionnée à bas prix. Cent quatre-vingt mille «incidents de masse» ont été recensés en 2011, soit deux fois et demie de plus qu’en 2008. Chez les ouvriers, depuis la mise en place de la loi sur le contrat de travail en janvier 2008, bien que partiellement appliquée, la prise de conscience vers une revendication collective s’est accrue, posant la question d’une représentation syndicale effective.

 

Enfin, s’il est vain de croire que la révolution se forge sur Internet, l’irruption de la Toile et la pratique du Weibo (le Twitter chinois) ont participé à une confrontation d’idées plus large au sein d’une société civile en transformation. Les scandales qui ont parcouru le Web, le lait à la mélanine, l’accident du TGV Shanghaï-Pékin en 2011, la dénonciation de la corruption, ont poussé les dirigeants à prendre en compte une expression publique limitée mais incontournable.

 

 

 

8 novembre 2012. L’Humanité.fr

 

 

 

 

 

 

 

Têtes nouvelles (et programmées) au Parti communiste chinois

 

 

 

C’est parti pour une semaine. Pékin vit à l’heure du XVIIIe congrès du Parti communiste chinois qui s’ouvre ce jeudi et se terminera le 14 novembre. Pour la toute première conférence de presse, M. Cai Mingzhao, porte-parole du congrès, a précisé que parmi les questions clés de cette session, figurera en bonne place la bataille contre la corruption (Xinhua, 7 novembre 2012). Il a longuement cité l’affaire Bo Xilai (du nom de ce dirigeant de Chongqing destitué) et celle de l’ex-ministre des chemins de fer Liu Zhijun accusé de corruption et de mauvaise gestion ayant contribué, entre autres, à la collision entre deux trains à grande vitesse en juillet 2011 (40 morts et 172 blessés). M. Cai, qui a précisé qu’un programme drastique de prévention et lutte serait adopté pour la période 2013-2017, espère ainsi désamorcé toute question sur une affaire plus gênante encore — la fortune de la famille Wen (lire « Wen Jiabao, sa mère, sa femme, son fils et les autres ») —, le premier ministre qui quittera ses fonctions en mars prochain.

 

Dans son discours d’ouverture de près d’une heure et demie, le président sortant Hu Jintao a lancé un cri d’alarme contre la corruption qui pourrait « s’avérer fatale » si rien n’est fait pour l’endiguer. Après avoir préconisé un « nouveau modèle de croissance » pour l’économie chinoise, il a insisté sur « la réforme politique [qui] représente une part importante de l’ensemble des réformes à mener dans le pays ».Et d’appeler les communistes à « attacher plus d’importance à l’amélioration du système démocratique » — sans autre précision. Lors du précédent congrès, M. Hu avait déjà mis l’accent sur une indispensable démocratisation. Avec le succès que l’on sait. Son successeur ira t-il plus loin ?

 

Les 2 325 délégués — les permanents et cadres ne doivent pas dépasser 68 % du total — devront élire les membres du comité central à bulletin secret. Et depuis 1987, il y a un peu plus de candidats que de postes, même si personne ne s’attend à de grosses surprises.

 

Quant au futur secrétaire général du parti, il est déjà connu. Il s’agit de M. Xi Jinping qui sera élu président de la République par l’Assemblée nationale populaire en mars 2013, tout comme le futur premier ministre Li Keqiang. Les autres membres du Comité permanent du Bureau politique, leur nombre n’est pas encore fixé (on parle de sept en tout au lieu de neuf actuellement) ainsi que leurs noms, ne devraient être connus qu’en début de semaine prochaine.

 

 

 

8 novembre 2012, Planète-Asie

 

 

 

 


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