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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Dans sa dernière chronique dans Liberté intitulée "Réindustrialisation de l’Algérie Un mode opératoire à mettre au point entre opportunités et contraintes" Mustapha Mekideche fait le point des débats sur la question des importations.

 

 

EXTRAITS

 

"Il s’agit du degré d’ouverture de l’économie algérienne et de notre capacité à le faire varier en fonction de nos intérêts.  Pour l’UGTA, dont la position a été exprimée par son secrétaire général Abdelmadjid Sidi Saïd, la mise en œuvre de la politique de “substitution aux importations”  nécessite non seulement des mesures de protection de  la production nationale (crédit à la consommation aux seuls produits nationaux) mais aussi la limitation administrée des importations. Il propose tout simplement le retour aux licences d’importation.

À l’inverse, Slim Othmani, président de Care, estime qu’il faut lever “le malentendu sur les importations” et qu’il faut s’éloigner de toute “tentation protectionniste”.

On voit bien qu’il y a là un vrai problème de mode opératoire rendu encore plus complexe par l’insertion de l’Algérie dans des zones régionales de libre-échange (Union européenne, Zone arabe de libre- échange) et par le processus de négociations pour adhérer à l’OMC.

Ce type de problèmes se pose déjà pour la branche pharmaceutique qui a besoin  de “dix ans encore”  de protection pour prendre son essor, selon la lettre que m’a faite Abdelmadjid Kerrar, président du groupe Biopharm, suite à ma chronique du 11 septembre consacrée à cette activité. Il va même plus loin en précisant que “si les textes actuellement en vigueur devraient être levés, le secteur de production risque de disparaître”.

Alors, de quelle latitude disposons-nous réellement, en termes de barrières tarifaires et non tarifaires, pour protéger nos “industries naissantes” sans nous exposer aux effets des règles contraignantes de l’UE et plus tard à ceux des dispositions de l’OMC relatives aux “distorsions à la concurrence”? Sujet délicat que nos équipes de négociations pour l’adhésion à l’OMC devront au préalable examiner avec les associations professionnelles  et les organisations patronales avant tout engagement en veillant à aménager de longues périodes transitoires".

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