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Publié par Saoudi Abdelaziz

La région accueille une véritable agriculture d’entreprise

 

Par Badreddine KHRIS

 

 

( …) Si, auparavant, cela se résumait à des cultures vivrières plantées tout autour des oasis, aujourd’hui, force est de constater que les petits jardins potagers des populations oasiennes se sont agrandis et développés pour devenir une véritable agriculture d’entreprise. Quelques wilayas du Sud devraient arracher avec brio la palme d’or pour les résultats plus que satisfaisants qu’elles ont réalisés. En attendant l’implication plus accrue des autres wilayas, El-Oued et Biskra sortent du lot, donnent le bon exemple et tracent la voie du développement agricole au sud du pays.

Pour la pomme de terre, El-Oued détient, à elle seule, 29% de la production nationale, soit plus de 8 millions de quintaux (qx). Quelque 111 communes du Sud ont produit le tubercule. Cette wilaya s’est, en outre, intéressée sérieusement au maraîchage dont elle a produit à elle seule 15% de la production globale.

Plus de 180 communes y ont produit près de 8 millions de quintaux (qx). De ce total, 5 millions de qx sont le produit de trois localités seulement. Plusieurs centaines de communes du Sud se sont ainsi investies dans des produits agricoles et agroalimentaires tels que le lait, les viandes blanches, l’oléiculture et la céréaliculture. Trois acteurs principaux ont, selon le ministre de l’Agriculture, Rachid Benaïssa, contribué à la naissance de cette sorte de réorientation de la production agricole du Nord vers le Sud. Il cite la présence des éleveurs nomades qui continuent à protéger les parcours alimentant le cheptel, créer des forages et des abreuvoirs afin de se sécuriser en tant qu’agriculteurs. Le développement de la culture vivrière à l’extrémité des oasis est l’autre paramètre évoqué par le ministre. La situation géographique de ces wilayas proche des marchés limitrophes a servi à l’émergence de cette nouvelle plaque tournante de la production agricole nationale. “Les agriculteurs reprennent leur travail car, ils sont sécurisés foncièrement et demeurent attirés par les conditions favorables accordées par l’État”, souligne le Dr Benaïssa (…).

 

Badreddine Khris, 2 juillet 2012. Texte intégral : Liberté.com

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