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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

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Les revendications des sardiniers qui embarquent sur les ring-nets, celles des palangriers (petit métier ou chalutier) sont les mêmes. Ils réclament tous un véritable statut du marin-pêcheur.

 

 

La chronique du Condjador (86)

 

 

Jijel, le 9 octobre 2013

 

 

"Le représentant des marins pêcheurs satisfait des garanties de la tutelle"?  C'est Hocine Bellout qui le dit. Il prend des promesses vagues de la tutelle pour de l'argent comptant. Représentant des marins? Cet homme un homme est inconnu au port de Boudis, mis à part une affiche où il nous met en garde contre le lièvre de mer parce qu'il est venimeux!

 

 

Le texte paru dans la presse confirme mes soupçons: «Le nouveau ministre de la Pêche et des ressources halieutiques est très favorable à nos revendications. Ils nous a promis d’étudier les problèmes liés à son secteur au cas par cas » se réjouit Hocine Bellout. On annonce "la création d’une association de solidarité avec les marins pêcheurs", un manière de fermer la route aux vraies associations "sans ficelles", tuées avant de naitre.

 

Le cahier de revendications oublié

 

 

Les revendications des sardiniers qui embarquent sur les ring-nets, celles des palangriers (petit métier ou chalutier) sont les mêmes. Ils réclament tous un véritable statut des marins-pêcheurs.

Actuellement Le marin pécheur n'a pas de statut bien défini. A la Cnas, les explications c'est un véritable charabia. Un ensemble de lois dépareillées que les fonctionnaire de ce service public tirent dans tous les sens. Surtout quand l'armateur doit payer ou rendre des comptes au marin.

 

Lorsque le marin pécheur arrête de travailler avec un armateur (débarqué ou renvoyé) après une année ou plusieurs cas de renvoi, même après 19 ans de travail avec un seule armateur, il ne touche avec rien. La prime de départ est nulle. Des insulte de deux coté et fin.

Les marins pécheurs mariés n'ont pas droit à la prime mensuel de la femme au foyer (3000 da).

 

 

En Algérie, les allocations familiales, c'est 600 Da par enfant. Le marin pêcheur ne touche que 300 DA par enfant. La Cnas nous explique que c'est la faute de l'armateur qui ne paie que la moitié de ses cotisations. Comment le ministre peut-il imposer à l’armateur de payer ces 300 dinars qui manque par enfant de marin pêcheurs? Quant au capital décès, cela reste à voir, aucun marin n'est mort ces jours-ci pour vérifier. Le marin pécheur n'a d'assurance que lorsqu' il est embarqué. Concernant les armateurs, l’assurance n'accepte d’assurer que la coque du bateaux. La retraite c'est comme tout le monde, à part celle des armateurs.  

 

 

Les marins pêcheurs ne touche pas de congé annuel.

 

La situation des condjadors est pire. Ces remailleurs de filets qui travaillent à terre ne sont actuellement enregistrés et assurés comme marins pêcheurs que par une faveur des militaires- gardes de pêche. A chaque changement  du colonel de la base maritime, on se retrouve a la case de départ. Débarqués, on continue le travail au noir, sans assurances en attendant la faveur du nouveau colonel.

 

 

Il faudrait arriver, comme cela se fait dans d'autres pays, à la moitié du smic, garanti tous le mois de l'année au marin-pêcheur. Ce gouvernement qui dit se préoccuper du pouvoir d'achat du citoyen doit s'occuper du marin qui à cause du mauvais temps crève anonymement dans son coin, à attendre pendant deux ou trois mois le retour du beau temps. Cette moitié du Smic  est nécessaire pour arrêter la fuite massive des marins pendant les saison creuses et le manque de poisson enregistré ces dernière années. La majorité des bateau sont vieux et les pannes répétitives et prolongé les condamnent financièrement le marin.

 

 

 

Ce n'est pas de la faute du marin si le poisson est cher

 

Ce sont les mareyeurs qui spéculent au port. L'abondance de la glace permet aussi aux revendeurs de détail de garder la sardine fraîche jusqu'au soir sans baisser son prix. Le marin pêcheur en profite beaucoup moins que l'armateur qui prend 45/100 de la recette. Est-ce ce gouvernement peut interdire ce gros pourcentage? ou le réduire de moitié? Non . Cette fédération d'armateurs veut nous mobiliser pour revendiquer l'application de lois de 2005 fabriquées dans leurs bureau; le marin pêcheur qui va les subir n'a jamais été invité à donner son avis encore moins à participer à leur élaboration

 

 

Le marin veut rester libre

 

 

 

le marin pêcheur a des épées de Damoclès sur la tête: le nombre de jour de travail dans l’année; le rythme de passage de différent espèces de poisson. Rester bloqué au mois de août avec un contrat de travail avec un raïs qui ne pêche que la sardine au cours de 800 DA la caisse et quelques caisse par nuit et ne pas pouvoir changer de bateau qui vont aller pécher d’autre poisson à plus forte valeurs commerciale, c'est une perte de temps. Cette liberté de déplacement de bateau en bateau est réservé pour une élite de marin pêcheurs: il faut être l'un de ces anciens dont la seule présence sur un bateau honore son rais.

 

La loi ne veut pas comprendre ces traditions de marin.

 

La seule info qu'on a sur ces lois de 2005, c'est le contrat de travail entre le marin et l'armateur. Ça ne colle pas avec la tradition des marins pêcheur: le marin pêcheur ppuvait changer de bateau et de raïs chaque jour. Et ça marche dans les deux sens. Mais ces dernières années, le marin qui trime toute l’année surtout les nuit d’hiver. La mer use les marins pêcheurs comme le sel de mer use le fer. Le fascicule (livret de mer) lui procure cette liberté: il embarque et si quelque chose le dérange il débarque le lendemain. Il peut aussi négocier sa part de la pêche d'une nuit. Ils veulent nous enlever ces acquis.

le marin pêcheur a des épées de Damoclès sur la tête: le nombre de jour de travail dans l’année; le rythme de passage de différent espèces de poisson. Rester bloqué au mois de août avec un contrat de travail avec un raïs qui ne pêche que la sardine au cours de 800 DA la caisse avec seulement quelques caisses par nuit et ne pas pouvoir changer de bateau, c'est une perte de temps. Cette liberté de déplacement de bateau en bateau est réservé à une élite de marin pêcheurs: il faut être un de ces anciens dont la seule présence sur un bateau honore son rais.

 

 


Les demandes des armateurs de Boudis

 

 

 

L'autre jours, les armateurs de Boudis m'ont expliqué leurs revendications : le prix du mazout, 13,5 Da le litre ne permet pas au bateau d’aller chercher le poisson au loin. Il faudrait que le mazout soit subventionné à 50%. Deuxième souci : les armateurs : la peur de la casse ou de la perte des filets de pêche qui coûtent très cher, une coupe de filet est à 53000 DA et chaque filet  nécessite 9 à 16 coupes selon sa taille.  Selon eux, le projet de relance avec des grands bateaux est "plein d'injustice". Des armateur ont bénéficié de 20% de subvention, d’autres 40% et  les plus malins qui ont des proches l'APN et savent pratiquer la tchipa 50%. Il y aussi l’absurdité des lois de 2005 qui exigent la présence de deux marins pêcheurs sur les petites barques palangriers, pour des raisons de sécurité. Avec un seul marin, il est interdit de sortir en mer, alors que dans le même temps, un peut sortir en mer tout seule. Autre doléance : un bateau de 25 mètres ne peut pas payer les même impôts qu'un 12 mètres car ils n’ont pas les même frais de consommation de mazout et le même rendement.

 

 

 

 

 

 

Postscriptum

 

 

la nouvelle pêcherie moderne informatisé, où tout sera noté pesé et répertorié, est toujours fermé. Les armateurs seront dans le réel avec les impôts, le marin pécheur aussi, la comptabilité  ne sera pas concoctée  entre comptable et armateur.  Cette nouvelle pêcherie contrôlée par l'Etat sera comme un poste de garde où transitent tous les poissons pêchés à Jijel. Tout sera noté: les espèces et les quantité pêchées par semaine par chaque bateau.

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