Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Le discours prononcé hier par le président Bouteflika va sans doute relancer le débat de fond en Algérie.

 

Dans le domaine social, le point de vue du président semble prendre en compte le consensus qui émerge autour de la reconnaissance du droit qu’ont les salariés, les étudiants, les jeunes chômeurs et d’autres catégories de la population - laissées pour compte dans la redistribution du revenu national - à défendre leurs intérêts.

Les réponses sont elles à la hauteur des demandes visant à réduire le sous-emploi et le fossé des inégalités sociales? A cette question devront répondre les luttes de masse en cours et les concertations qu’elles appellent

Abdelaziz Bouteflika déclare : « Tous les peuples, particulièrement les jeunes, aspirent au progrès social et économique et à davantage de justice et de liberté, et plus encore à une meilleure gouvernance.  La démocratie, la liberté, la justice et l'État de droit sont autant de revendications légitimes que nul ne saurait ignorer. Notre peuple est jeune et ambitieux, d'où la nécessité de satisfaire, jour après jour, aux multiples revendications dans tous les domaines et nous sommes aujourd'hui, plus que jamais, interpelés pour opérer des réformes  socioéconomiques et politiques ».

Abdelaziz Bouteflika se fixe comme objectif « d’approfondir le processus démocratique et à permettre aux citoyens de contribuer davantage aux décisions dont dépendent leur avenir et celui de leurs enfants ».

 Comment mettre en lumière les urgences dans ce domaine. Pour le président de la République, c’est l’affaire de la « commission constitutionnelle » qui sera mise en place et dont les propositions seront soumises au Président qui les soumettra au vote populaire, après avoir décidé de leur « conformité ».

Cette approche est très décevante pour ceux qui aspirent à ce que soit engagé un vaste débat national sur les règles constitutionnelles nouvelles qui nous aideront à sortir de l’ornière. Ce débat âpre et prolongé est vital pour assoir l’avenir de notre « vivre ensemble ».

  

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article