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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

«Bouteflika ne jure que par un mandat à vie. Seul son état de santé pourrait l’empêcher de succéder à lui-même», confie à  Hacen Ouali d’El Watan, « un politologue qui a requis l’anonymat ». Interrogé sur le fameux 4ème mandat, Salah Goudjil, chef des redresseurs du FLN, hostiles au secrétaite général Belkhadem, et un des politiciens les plus anciens du système, semble vouloir garder Bouteflika à son poste jusqu’à son dernier souffle :  « Les mécanismes encore fragiles mis en place ou en cours pour gérer des situations complexes militent pour penser d'abord à la stabilité des institutions du pays, à consolider les acquis et à avancer dans la sérénité et la prudence nécessaires ». (F’ham yal fameh)

 

« Licenciement direct par la centrale, course à la présidentielle ou repositionnement tactique, l'essentiel n'est pas là », écrit  Chawki Amari dans sa chronique quotidienne et conclut: « Pour cette génération vieillissante au jardin qui ne donne plus de fruits, il ne faut donc pas s'attendre à un départ massif à la retraite. Car si le fruit est pourri, il y a eu du temps et de l'argent pour en faire du jus, avec lequel on a arrosé tout un pays et une classe politique. Si une orange ne peut tenir qu'une semaine cueillie de l'arbre, un jus d'orange peut tenir plusieurs années s'il est conservé dans une boîte hermétique ».

 

Antar Daoud, plus désabusé que jamais, lorsqu’il faut satisfaire à la corvée d’analyser les faits et geste du pouvoir, écrit : «  On ne sait pas comment «tombe» un homme dans le régime algérien mais on sait comment on peut le fabriquer. Avant Ouyahia, il y a eu le cas de M, le Beria des hommes d'affaires algériens. Du coup, l'autre question : qu'est-ce qui se passe donc ? Selon certains, on va compenser le vieillissement de Bouteflika par un rajeunissement de son entourage, ainsi, on aura deux saisons en même temps : le printemps algérien avec l'autonome du patriarche ».

 

Dans le même quotidien d’Oran, Kharroubi Habib  prête des intentions plus raisonnables au chef de l’Etat : «  Depuis l'apparition de ses problèmes de santé, Bouteflika n'a qu'une hantise, celle de rester maître du jeu concernant le choix de celui à qui va échoir la succession quand arrivera l'inéluctable moment où il devra passer la main. Son imagination fertile lui a fait concevoir différents scénarios susceptibles de rendre possible une succession à sa convenance ».

Synthèse blog, 6 janvier 2012

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