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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Les salariés étaient en grève hier en Corée du Sud. Ceux de la banque le seront à la fin du mois. A l'appel de leurs syndicat, ils demandent des augmentations de salaires, une réduction du temps de travail et protestent contre la privatisation de la principale institution financière du pays.

AFP

 

Par Claude Fouquet

 

 

 

Rien ne va plus au pays du matin calme ... le pays connaît ce vendredi un mouvement de grève sans précédent qui a d'abord touché le secteur automobile et s'est désormais étendu au secteur bancaire. A l'origine de ce mouvement, les activités liées à la métallurgie. Les 130.000 ouvriers employés par 211 entreprises sud-coréennes de cette branche d'activité sont en effet appelés à se mettre en grève ce vendredi, à l'appel de l'Union des ouvriers métallurgistes coréens (KMWU) dont le mot d'ordre est l'amélioration des conditions de travail.

 

 

 

Mais le mouvement a ensuite été rejoint par le secteur bancaire dont les syndicats appellent aussi, pour la première fois depuis dix ans, à se mettre en grève le 30 juillet prochain. Si les revendications sont là aussi en partie salariales, le mouvement trouve aussi son origine dans le refus de voir le gouvernement céder Woori Finance Holding Co, la plus grande institution financière du pays. Selon le syndicat du secteur bancaire, 79 % des 93 000 salariés concernés ont voté en faveur de la grève.

 

 

 

Dans la métallurgie, c'est la première en fois en quatre ans que la KMWU se lance dans un tel mouvement social collectif. Les entreprises impliquées sont toutes affiliées à la plus grande centrale syndicale de l'industrie du pays, la Confédération coréenne des syndicats (KCTU) à tendance progressiste, et emploient 170.0000 ouvriers dans les secteurs de l'acier, des machines-outils, des chantiers-navals et de l'automobile.

 

 

 

Hyundai et Kia touchés pour la première fois depuis 3 ans

 

 

 

 

 

C'est d'ailleurs dans ce dernier secteur que le mouvement s'avère très symbolique. Pour la première fois depuis trois ans en effet, les syndicats de Hyundai Motor Co. et Kia Motors Corp. ont décidé de faire grève. Les ouvriers syndiqués de ces deux constructeurs automobiles qui appartiennent au même groupe arrêteront de travailler pendant une durée de quatre heures dans après-midi, selon les représentants syndicaux. Il faut remonter à 2009 pour retrouver un conflit social du même type chez Hyundai et Kia.

 

 

 

Selon les représentants syndicaux de Hyundai, près de 71 % des 45.000 salariés du constructeur (soit 31.000 employés) ont voté mercredi en faveur de l'arrêt de travail. L'origine de ce mouvement est principalement liée à des revendications de hausse des salaires et de réduction du temps de travail. Une augmentation de 150.000 wons (environ 107 euros) du salaire de base ainsi qu'une amélioration des rotations de 12 heures sont demandées par les syndicats. Selon la direction du groupe, l'arrêt de la production se traduira pour Hyundai par un manque à gagner de près de 88 milliards de wons (626 millions d'euros) et de 47 milliards de wons pour Kia (334 millions d'euros).(…)

 

 

 

 

 

Claude Fouquet, 14 juillet 2012, Les Echos.fr

 

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