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Publié par Saoudi Abdelaziz

Des milliers de Bahreïnis sont descendus vendredi dans les rues de dix villages chiites situés autour de la capitale Manama pour réclamer des réformes, certains demandant le renversement de la dynastie au pouvoir, ont indiqué des témoins.

Les manifestants, parmi lesquels figuraient des dignitaires musulmans, des femmes et des personnes âgées, avaient répondu aux appels de l'opposition, ont-ils précisé. Les protestataires ont réclamé des réformes dans le royaume, mais certains sont allés au-delà, appelant à "la chute du régime". "À bas, Hamad", scandaient-ils, en référence au roi de Bahreïn, Hamad ben Issa Al-Khalifa.

Ils ont également exigé le limogeage du Premier ministre Khalifa Ben Salmane Al-Khalifa, l'oncle du roi, en poste depuis 40 ans. Dans un communiqué, le puissant parti Al-Wefaq, a affirmé qu'elle poursuivrait le mouvement de protestation jusqu'à ce que le régime "oppresseur" soit remplacé par "un État civil et démocratique, fondé sur la justice, la liberté, la démocratie et la justice sociale". L'opposition a également appelé à la libération des prisonniers politiques et à une mise en œuvre "honnête" des recommandations formulées par une commission d'enquête indépendante sur la répression l'an dernier d'un soulèvement animé par les chiites, majoritaires dans ce petit royaume du Golfe.

 

35 morts en 2011

 

La répression avait duré de la mi-février à la mi-mars 2011 et s'était soldée par 35 morts : 30 civils, dont cinq décédés sous la torture, et cinq policiers. Le roi de Bahreïn s'est dit mardi déterminé à poursuivre les réformes politiques, tout en préservant la souveraineté du pays, lors d'un discours à Manama. "La porte du dialogue reste toujours ouverte", a-t-il ajouté sans néanmoins évoquer explicitement une déclaration de l'opposition en faveur d'un dialogue sérieux. Lundi, l'opposition s'était dite prête à un dialogue destiné à conduire à une véritable monarchie constitutionnelle.

Mais elle avait exigé qu'un référendum valide les résultats du dialogue qui doit inclure, selon elle, les personnalités emprisonnées pendant et après la répression de la contestation.

AFP, 23 mars 2012

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