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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Par O. Hind

 

 

Efficacité et engagement, sociabilité et partage semblent être le mot d'ordre de cette association qui a reçu mardi la première secrétaire générale à l'ambassade du Venezuela. Une action sociale concrète envers les jeunes, et un mouvement citoyen à défendre vigoureusement, tel est le sacerdoce de l'association SOS Bab El Oued qui, comme son nom l'indique, vise à sortir ce quartier de sa torpeur, presque en mission commando.

 

C'est ce que tente de faire Nacer, son président, mais aussi éducateur social et principal animateur et encadreur de l'association, accompagné de sa femme ainsi que de ses nombreux membres actifs. Année après année, ces derniers sont devenus plus nombreux, atteignant le nombre d'une soixantaine sans oublier les adhérents qui fréquentent assidûment cette association, véritable bouffée d'oxygène dans ce quartier pas très commode et réputé être en contradiction avec l'esprit d'ouverture et de tolérance que prône lassociation.

 

Prendre comme symbole de l'association un homme comme Che Guevara, ça coulait de source donc. D'ailleurs, les murs de l'association sont tapissés de photos et d'affiches à son effigie. «Il faut savoir que notre association est un espace culturel à l'effigie de cet homme. C'est un engagement et cela rentre complètement dans l'esprit et la philosophie de notre association. Quand on parlait l'autre jour de politique culturelle et de lieux alternatifs pour une culture alternative, c'est dans ce sens-là. Il faut dire que nous sommes la seule structure qui fait de la résistance à Bab El Oued. Un quartier qui possède plus de 100.000 habitants, vous trouvez cela normal?», nous dira, interloqué, Nacer, mardi dernier au siège de l'association où la première secrétaire générale de l'ambassade du Venezuela a fait le déplacement sur invitation de l'association.

 

Celle-ci s'est enquis avec attention et intérêt des différentes activités de l'association, et même a offert à ses hôtes un livre d'histoire sur Simon Bolivar, l'icône politique et militaire, mais aussi des CD de musique d'Amérique latine ainsi que des DVD de films. Et de nous faire cette déclaration qui explique un peu la démarche de son ambassade: «Pour nous, ce n'est pas seulement l'association qui nous intéresse, c'est tout le quartier qui est important. C'est particulier. Parce que Bab El Oued est un quartier de combattants, c'est un quartier important dans la ville. Nous avons inauguré, il y a trois ans, ici à Bab El Oued, la place Simon Bolivar, deux ans après, nous avons inauguré à la place Caracas, la place Emir Abdelkader. C'est pour cela que nous sommes à l'ambassade tout le temps à l'écoute des besoins de ce quartier, très attachant même au niveau personnel. C'est ça qui fait que nous répondons à l'appel des amis qui se sont rapprochés de l'ambassade. S'il y a des projets en perspective? Pour l'instant, on commence à connaître l'association. Nous avons l'espoir. Ils peuvent compter sur nos meilleures dispositions, oui, pour faire des projets ensemble, travailler ensemble, oui...»

 

Pour rester dans cette optique, l'association SOS Bab El Oued prépare actuellement une manifestation concernant Che Guevara. Cela aura lieu le 23 février prochain au Centre culturel Azzedine-Mihoubi près de la salle Harcha, place du 1er-Mai. Plusieurs activités ont été concoctées à cette occasion. Les jeunes de l'association dispatchées sur trois ateliers (audiovisuel, recherche et histoire ainsi que médias) sont aujourd'hui à pied d'oeuvre pour monter un spectacle attrayant à la hauteur de cet homme révolutionnaire. Le spectacle comprendra, entres autres, un concert musical avec des morceaux de musique engagée, un reportage sur la vie du Che décliné sous forme d'un questionnaire réalisé par deux jeunes sur l'association. «On veut rendre hommage au Che, car il y a pas mal de jeunes qui ne le connaissent pas vraiment, c'est pour eux, l'effigie du Che sur les tee-shirts. On a essayé d'approfondir et de connaître réellement ce personnage, aussi on posera des questions à des jeunes pour sonder leurs connaissances à ce sujet. On commencera le tournage dans quelques jours. Le film qui fera dans les cinq minutes sera réalisé par Kamel Hadji, Nasredine Houfaf et moi. Le reste du programme comprendra des moments de délire et de divertissement pour les jeunes. Histoire d'en savoir plus sur le Che tout en s'amusant», nous confiera le jeune Kamel. C'est ce qu'on appelle ne pas chômer.

 

L'association ayant plusieurs cordes à son arc, assure en plus d'une salle de répétition pour musiciens, au sous-sol, destinée aux filles et garçons, des cours de soutien scolaire en français et anglais sans parler des ateliers de formation dans différentes disciplines quand l'occasion se présente (ciné, photo etc). Certains de ces professeurs ont été carrément formés au sein même de l'association. Une roue bien graissée qui tourne avec efficacité donc sans se rouiller, mais permet un certain dynamisme et une réelle réactivité parmi les jeunes. Ne s'arrêtant pas là, SOS Bab El Oued entamera cette fois, au mois d'avril, dans le cadre d'un jumelage avec la ville française de la Nièvre, un cycle d'échanges touchant à l'aspect musical. Des jeunes artistes en herbe, d'ici et là-bas, mélomanes de leur état, réuniront leur univers en introduisant, notamment des instruments bien de chez nous dans un travail collectif de recherche bien pertinent. C'est ainsi que va la vie au sein de cette association des plus colorées, actives et animées de la capitale...

 

 

O. Hind, 14 février 2013. L’Expression-dz

 

 

 

 

 

Simon Bolivar à Bab El-Oued

 


 

 

 

Par Kader Bakou

 

 

Sur le chemin de La Casbah, nous avons rencontré Simon Bolivar. Le buste du «libertador» se trouve à Bab El-Oued, à la Rampe Louni Arezki. Un texte en espagnol nous informe qu’il est le libérateur de plusieurs pays d’Amérique latine et le fondateur de la Bolivie.

 

Simón José Antonio de la Santísima Trinidad Bolívar y Palacios, plus connu sous le nom de Simón Bolivar, est né le 24 juillet 1783 à Caracas, au Venezuela. Il est une figure emblématique de l'émancipation des colonies espagnoles d'Amérique du Sud. Il participa de manière décisive à l'indépendance de la Colombie, l’Equateur, Panama, le Pérou et le Venezuela. Bolivar participa également à la création de la Grande Colombie, dont il souhaitait qu'elle devînt une grande confédération regroupant l'ensemble des pays de l'Amérique latine.

 

 

Figure majeure de l'histoire universelle, Bolivar est aujourd'hui une icône dans de nombreux pays d'Amérique latine et dans le monde. Un pays, la Bolivie, un Etat du Venezuela et un département de la Colombie portent son nom, de même qu’un grand nombre de places, rues ou de parcs à travers le monde. Des statues à sa gloire se trouvent dans la plupart des grandes villes d'Amérique hispanophone, mais aussi à New York, Paris, Bruxelles, Le Caire, et Ottawa. Il a été aussi le thème de nombreuses œuvres littéraires comme le roman historique Les lanzas coloradas (1931) du Vénézuélien Arturo Pietri et Le Général dans son labyrinthe, de Gabriel García Márquez. Simon Bolivar est mort le 17 décembre 1830 à Santa Marta en Colombie. Mais jusqu’à aujourd’hui, ses idées restent vivaces dans l'imaginaire révolutionnaire de l'Amérique latine. Ainsi, beaucoup de nations latino-américaines se considèrent les héritières de son œuvre ou de sa pensée. Son œuvre politique a été analysée principalement à travers sa correspondance ainsi qu’à travers les rapports et les discours qu'il a rédigés au cours de sa vie. Le Manifeste de Carthagène, la Charte de Jamaïque et le discours d'Angostura sont considérés comme les principaux reflets de ses idées politiques. La personnalité et la pensée de Bolivar sont encore évoquées en Amérique latine par différents courants politiques. En outre, le bolivarisme est un courant politique qui se revendique de ses idées. En 2001, Le président Hugo Chávez a renommé le Venezuela : République bolivarienne du Venezuela. Rien n’arrête la force des idées !

 

Kader Bakou, 7 août 2012. Le Soir d’Algérie



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