Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Echourouk, le quotidien algérois a publié ce matin la transcription des conversations de Mohamed Merah avec ses assiégeants, pendant le siège de Toulouse. Les deux bandes ont été fournies au quotidien par l’avocate de la famille Merah.

 

 

 

La première bande – Entre Mohammed Merah et un certain Jossier, capitaine dans le renseignement français.

 

La bande débute avec une image de l’intérieur de la maison de Merah, avec des échanges de tirs très fournis, qui ont duré environs quatre minutes. Il portait des vêtements maculés de sang, notamment sur son épaule gauche. Ensuite, Mohammed se filmait en disant : Il n’y a de dieu hormis Allah et Mohammed est son Prophète ». Il s’écroule ensuite en larme.

 

L’appelant : Allo, Mohammed, sors et rends-toi, personne ne te fera de mal, tu me connais et tu connais ma parole…

Mohammed : Va au diable espèce de traitre, pourquoi vous voulez me tuer aujourd’hui qu’ais-je fais ? je n’ai rien fait, je n’ai tué personne. C’est toi qui m’a amené dans cette situation et je ne te le pardonnerai pas ».

L’appelant : ça ne te servira à rien de rester longtemps ici, si tu ne m’écoutes pas, je ne pourrais plus gérer la situation demain et je ne pourrais plus t’aider, Alexandre, mon chef, a ton dossier et il promet qu’il sera avec toi jusqu’à la fin !

Mohammed : comment tu peux m’aider alors que c’est toi qui est responsable de cette situation. Monsieur le capitaine Jossier, je connais ton vrai nom et toi qui nous trompais avec le nom de « Zouhir » (ou Z’hir), espèce de traitre à sa propre religion et ses frères de sang ».

L’appelant : Mohammed, rends-toi, on t’aidera du mieux qu’on pourra, nous ne te laisserons pas tomber, tu comptes énormément pour nous. Comme gage de ma bonne foi, je rentre dans la maison et si tu veux on discute face à face.

Mohammed : Espèce de traitre…des coups de feu se font entendre de la maison et en dehors, l’appel est interrompu.

Mohammed se filme en pleurant et en disait : Il n’y a de force qu’en Allah, je croyais que ce traitre Zouhir était musulman et qui aime l’islam et la religion de Dieu, mais il semble qu’il travaille comme capitaine dans les renseignements français, ennemi de Dieu, mécréant…en pleurant.

 

Le silence se répand et Mohammed perd du sang de son épaule gauche, il porte un turban et de temps à autre, il faisait une prière (Il n’a y a de dieu hormis Allah…que Dieu détruit les associateurs » quatre fois.

 

Le téléphone sonne une fois encore, c’est une musique « jihadiste ». (nous rentrons ouvertement en guerre contre eux et reprendrons le droit qui a été volé ».

 

L’appelant : Allo, Mohammed écoutes ce que je dis, ce que tu fais menace ta vie et la vie de ta famille…ta mère, ton frère Abd El Kader et ceux que tu aimes. Écoutes-moi et crois-moi, je ferais l’impossible pour régler ce problème et tu seras propre, comme avant. Tout va s’arranger, rends-toi ou sinon reste dans la maison et je rentre pour qu’on sorte ensemble pour que personne ne te fasse de mal. Tu es quelqu’un de sensé Mohammed, quel est l’intérêt de mourir de cette manière en laissant ta famille qui a souffert pou toi.

Mohammed : tu veux me liquider et m’assassiner seul dans la maison…ensuite, vous faites votre film….ceci ne sera pas….pour ma mère et ceux que j’aime, Dieu les protégera, Il est leur allié. Tu n’est qu’un ignoble qui a vendu sa foi et sa vie d’ici-bas pour les chrétiens haineux…et aujourd’hui vous voulez me tuer alors que je suis innocent, je n’ai rien fait ! Pourquoi vous voulez me tuer, je suis innocent…je suis innocent

 

Mohammed : pourquoi vous tirez avec des pistolet silencieux ? vous voulez me tuer, vous ne voulez pas que je vive, pourquoi faites-vous ça ? c’est contraire à ce que vous prétendez comme « droit de l’homme » et la clémence !

L’appelant : Mohammed, en agissant comme ça, tu laisses les choses empirer et d’autres vont intervenir…tu seras peut être blessé, ainsi que ta famille…Écoutes mon conseil, rends-toi ou laisses moi venir te chercher, je prend ton arme…rien ne peut t’aider aujourd’hui…

Mohammed : c’est mal ce que tu fais « Zouhir », tu m’as envoyé en Irak, le Pakistan et la Syrie pour aider les musulmans et ensuite tu apparais comme un criminel et capitaine dans les renseignements, je ne te pensais pas comme ça, jamais !

L’appelant : Mohammed, ce qui est fait est fait, le plus important maintenant est que tu sauves ta vie, je te sortirais de cette affaire….rends-toi ou permets-moi de rentrer chez toi et de prendre ton arme.

Mohammed : Je ne sortirais d’ici que mort, vers le paradis de mon Seigneur…Dieu est grand ! (tires)…

L’appel s’interrompt et un échange de tirs s’ensuivit, avec le bruit des balles et des armes silencieuses.

Mohammed parle et se filme :
« Ne crois pas que ceux qui sont tué dans le sentier d’Allah sont mort, mais bel et bien vivant recevant les bienfaits de leur Seigneur. Heureux de ce que Dieu leur a octroyé »
« Ne dites pas nous avons perdu un martyr sous la terre, seul et apeuré…je ne suis pas mort, les anges sont autours de moi… »

 

 

Deuxième enregistrement

 

L’appelant est Jean Daniel (ou John Daniel) des renseignements français.

L’appelant : Mohammed, rends-toi c’est Jean Daniel avec toi, des RG. Personne ne te fera de mal si tu sors de la maison et que tu déposes les armes.

Mohammed : qui garanti ce que vous dites ?

L’appelant : Tu veux qu’on ramène ta mère pour parler avec elle ? Elle est ta fiancée ?

Mohammed : Je ne veux voir personne, je ne veux pas l’entendre et je ne veux entendre personne d’autre, vous voulez me mettre la pression en les ramenant.

L’appelant : Non, nous sommes des gens civilisés, tu connais la France, nous ne te ferons pas de mal, ni toi ni ta famille, rends-toi, ce qui s’est passé va être arrangé et tu ne seras pas poursuivi par la justice.

Mohammed : qui garanti ça ?

L’appelant : J’ai des ordres de mes supérieurs, personnes ne te fera de mal et personne ne te poursuivra en justice, tout l’opération est arrangée pour toi afin de te sortir de cette affaire…innocent.

Mohammed : envoyez-moi une équipe de média pour qu’ils filment ce qui se passe en direct.

L’appelant : je vais voir ce que je peux faire. Mohammed, ne tires pas sur les deux personnes qui vont s’avancer vers la porte dans pas longtemps, ce sont deux journalistes.

Mohammed : qui prouve qu’ils sont journaliste et pas des hommes à vous ?

L’appelant : tu as notre parole qu’ils sont journalistes et ils vont transmettre tout ce que tu dis en direct.

Mohammed : avant ça, je veux parler avec ma mère et mon frère Abd El Kader.

L’appelant : Quand tu sors tu pourras leur parler de vive voix. Nous changerons ton identité et ton adresse, tu vivras loins des projecteurs et des problèmes.

Mohammed : ils ne s’approchent de la porte qu’avec des caméra sur la tête.
L’appelant : D’accord.

Mohammed : Pourquoi les journalistes portent des vestes, n’ais-je pas exigé qu’ils viennent en tricot ?

L’appelant : il fait froid, ils ne peuvent pas enlever leurs vêtements.

Mohammed : vous voulez me tuer, ce sont des policiers qui portent des gilets pare-balles…Dieu est Grand…des coups de feu sont tirés, le bruit d’un tir d’un sniper…

Mohammed prend le téléphone et se filme en parlant :
Vous musulmans, ne laissez pas les chrétiens vous tuer, je suis par Dieu innocent, j’ai découvert que mon meilleur ami « Zouhir » travaille pour les renseignements français, lui en qui j’avais le plus confiance…Seigneur vers toi je me tourne, Seigneur « tues-moi » dans ton sentier.
« Zouhir » m’a envoyé en Irak à Kirkuk et j’ai contacté les combattants, j’ai eu des bonnes relations avec eux. J’ai ensuite été en Syrie, à Alep, ensuite j’ai été à « Diar Bark » dans le Kurdistan, ensuite en Algérie à Boumerdes et Tizi Ouzou… j’ai contacté des combattants et eut de bonnes relations avec eux…Ce traite m’a utilisé comme outil pour faire du mal aux musulmans combattants…que Dieu le maudisse, je ne lui pardonnerai jamais… Peut être que ces mots que j’enregistre n’arriverons pas à ceux qui cherchent la vérité, peut être qu’ils me tuerons et personne n’en entendra parler. Je ne sais pas ce qu’ils me préparent pour qu’ils m’accusent d’assassiner les gens, je suis innocent, pourquoi ils veulent me tuer ?

L’image devient noire (le téléphone tombe de sa main) et le Saint Coran retenti du téléphone, il (Merah) écoute le Chapitre Al Anfal.

 

 

Dernière conversation à la fin de l’enregistrement :

L’appelant : Parlant en arabe… « Es’salamou alaykoum wa rahmatou’Allah wa barakatouhou » (Que la paix, la clémence et les bénédictions de Dieu soient sur toi) Mohammed, je suis le Sheikh Abou Is’haq « de Toulouse ».

Mohammed : « Wa alaykoum essalam wa rahmatou’Allah wa barakatouhou » » (Que la paix, la clémence et les bénédictions de Dieu soient également sur toi). Dis-leur Sheikh qu’ils me fassent pas de mal, par Dieu je suis innocent, je n’ai rien fait. Ce sont des chrétiens haineux qui veulent nous combattre et nous tuer.

l’appelant : Rends-toi mon fils, ils ne te ferons pas de mal, le monde entier suit ton affaire, ils ne te trahirons pas.

Après cela, des coups de feu sont entendus, on entend la récitation du Coran dans l’enregistrement jusqu’à sa fin.

 

 

12 juin 2012 Source : http://www.echoroukonline.com/ara/articles/131879.html)

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article