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Publié par Saoudi Abdelaziz

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(IDE)

Depuis Abou Dhabi, François Hollande a annoncé la poursuite du déploiement français «au sol et dans les airs». Le nombre de militaires français actuellement déployés au Mali, 750 hommes, va «augmenter», a-t-il précisé. Quelques minutes plus tard, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a précisé que, à terme, 2 500 soldats français seraient engagés au Mali.

Une dépêche du correspondant de l’APS à, Paris fait le point de l’évolution des points de vue des forces politiques en France.

 

 

L’intervention des forces armées françaises divise la classe politique

 

 

PARIS- Partis et personnalités politiques en France ont diversement réagi lundi à l’intervention militaire française au Mali. Si certains ont émis des reproches à l’exécutif, d’autres au contraire ont apporté leur ferme soutien à la décision du président François Hollande d’engager les troupes françaises.

 

Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche, a critiqué l’engagement de l’intervention de l’armée française dans ce pays du Sahel, soulignant que la France agissait sans mandat de l’Onu.

 

"Le mandat prévoyait expressément l’intervention des Africains. C’est le rôle des Africains, les Africains sont des adultes, ce ne sont pas des pays folkloriques, ce sont de vraies nations ! Et je trouve que nous sommes en train de reprendre l’habitude d’intervenir par-ci, par-là", a rappelé le député européen sur France Info, rappelant "l’échec" des interventions précédentes en Afghanistan, en Irak et en Libye.

 

"L’intérêt d’une intervention militaire extérieure pour régler le problème posé au nord du Mali est discutable. En décider alors que les intérêts fondamentaux de la France ne sont pas en cause, selon le chef de l’Etat lui-même, et alors que les troupes africaines sont engagées, est discutable", a dit M. Mélenchon.

 

"J’estime qu’on n’a tiré aucun enseignement. C’est pourquoi je dis encore une fois que c’est discutable de penser que l’intervention armée va être la solution", a indiqué M. Mélenchon.

 

Le Parti communiste (PCF) a également exprimé sa "grande inquiétude" devant la dégradation de la situation au Mali, la reprise de la confrontation militaire, et l’offensive des groupes armés islamistes.

 

"Tout doit être entrepris pour aider le Mali à sortir de la crise et éviter toute initiative déstabilisatrice pour le pays et l’ensemble de la région", a-t-il souligné dans un communiqué.

 

"Si l’urgence devait commander la mise en place d’un dispositif capable d’arrêter l’offensive armée des groupes islamistes, c’est sous le drapeau de l’Onu, dans le cadre d’une mission clairement définie, dans le respect des principes de la Charte des Nations Unies, que des forces africaines et notamment maliennes, devraient être engagées", a soutenu le PCF.

 

"C’est le Mali qu’il faut reconstruire : son armée, ses institutions, sa souveraineté, et les conditions politiques, économiques et sociales de son développement. C’est en agissant dans cette voie que ce pays ami pourra surmonter la crise extrêmement grave qu’il traverse", a-t-il précisé.

 

"Pour le PCF, la mise en £uvre d’une telle opération est immédiatement possible mais elle ne peut faire obstacle au dialogue nécessaire, pour une solution politique, avec les groupes de la rébellion non liés au terrorisme et respectueux de l’intégrité territoriale du Mali, avec le maximum d’acteurs concernés".

 

"Le peuple malien a durement payé les conséquences de l’aventure guerrière dans laquelle Nicolas Sarkozy a emmené la France contre la Libye, dont l’une des pires conséquences fut la mise en déshérence de milliers d’armes des arsenaux du colonel El Gueddafii", rappelle pour sa part le journal du PCF.

 

Dominique de Villepin, fondateur du Mouvement République solidaire, ancien chef de la diplomatie française et farouche opposant à la guerre d’Irak en 2003 appelle la France à ne pas céder "au réflexe de la guerre pour la guerre".

 

"L’unanimisme des va-t-en-guerre, la précipitation apparente, le déjà-vu des arguments de la "guerre contre le terrorisme" m’inquiètent", a-t-il assené dans une tribune, ajoutant "Ce n’est pas la France. Tirons les leçons de la décennie des guerres perdues, en Afghanistan, en Irak, en Libye".

 

"Jamais ces guerres n’ont bâti un Etat solide et démocratique. Au contraire, elles favorisent les séparatismes, les Etats faillis, la loi d’airain des milices armées. Jamais ces guerres n’ont permis de venir à bout de terroristes essaimant dans la région. Au contraire, elles légitiment les plus radicaux. Jamais ces guerres n’ont permis la paix régionale. Au contraire, l’intervention occidentale permet à chacun de se défausser de ses responsabilités", a-t-il ajouté.

 

"Pire encore, ces guerres sont un engrenage. Chacune crée les conditions de la suivante. Elles sont les batailles d’une seule et même guerre qui fait tache d’huile, de l’Irak vers la Libye et la Syrie, de la Libye vers le Mali en inondant le Sahara d’armes de contrebande. Il faut en finir", a-t-il asséné.

 

A l’inverse, la droite française, a mis de côté ses griefs actuels pour saluer l’engagement des forces françaises. Jean-François Copé président de l’UMP, a publié un communiqué dans lequel il "apporte son soutien à la décision prise par le président Hollande d’engager les forces françaises au Mali".

 

De même pour l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, François Fillon, qui a exprimé son "soutien aux forces armées françaises engagées dans une intervention militaire contre le terrorisme à la demande du Mali".

 

La présidente du Front National (FN, extrême-droite) Marine Le Pen a elle aussi appuyé la décision de François Hollande, affirmant "Je la crois légitime".

 

APS, 15 janvier 2013

 

 

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