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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

 

Le communiqué d’Aqmi pour soutenir le mouvement de contestation des chômeurs du Sud, a sans doute fait le bonheur de Louisa Hanoune. En ces temps de complotite, on pourrait même imaginer que ce communiqué a été rédigé par ceux qui mènent campagne autour de l’idée que les chômeurs du sud sont utilisés pour « déstabiliser l’Algérie ».

 

Tahar Belabbès, le coordinateur national du CNDDC, ne semble pas être impressionné par ces tirs croisés. “On nous accuse de travailler pour le compte du Qatar, et même des Juifs. Certains sont même allés jusqu’à affirmer qu’on avait tenu une rencontre à Genève, en Suisse, pour prendre les instructions en vue de faire bouger les choses dans le Sud. On nous accuse de velléités séparatistes. Tout cela ne fait que renforcer notre conviction d’aller de l’avant, car nous dérangeons, donc nous sommes sur la bonne voie”,

 

On peut lire dans Libertéce matin : « Une fausse information, faisant état d’un kidnapping de deux fillettes âgées de 9 ans à la sortie de l’école à Ouled Yaïch, a été à l’origine, mercredi dernier, d’une grande psychose qui s’est emparée de la population locale. Plus de 100 gendarmes du groupement de Blida ont été mobilisés pour la recherche des deux fillettes qui ont fait croire qu’elles étaient enlevées par une personne à bord d’une voiture grise ». « Ces deux écolières se sont présentées mardi dernier vers 18 heures à la brigade de la gendarmerie de Bouinan pour expliquer qu’elles ont fait l’objet d’un enlèvement. Elles ont raconté, dit-il, qu’une personne leur a fait inhaler un produit étalé sur un mouchoir, puis se sont évanouies ». Après enquêle, « en définitive, les deux écolières finissent pas avouer leur scénario ». Le Temps d’Algérie est plus laconique lorsqu’il nous informe : « Une fillette de cinq ans a échappé à un enlèvement certain, jeudi dernier, au village de Mezaourou, dans la commune de Souahlia, wilaya de Tlemcen, par une femme en jilbab, a-t-on appris de sources proches de la Gendarmerie nationale ». On n'a pas retrouvé la trace de cette femme. Le très court article ajoute que l’information est « confirmée » par les habitants, mais aucun propos de ces témoins n’est rapporté par le correspondant. Il existe pourtant une forte demande parmi les lecteurs. Curieuse omission en ces jours où la psychose fait vendre les journaux.  

 

On sait enfin ce qu'on savait déjà. Comment « le système » contrôle l’information en Algérie? Mohamed Chafik Mesbah ex-officier supérieur du DRS décrit dans Le Soir d’Algérie les moyens utilisés : « En premier lieu, la cellule de communication relevant des services de renseignements qui assure le suivi sécuritaire de l’information nationale données et fonctionnement des institutions de presse. En second lieu, les médias publics, notamment les médias lourds – radio, télévision et agence de presse publiques – qui obéissent, essentiellement, au maître d’œuvre installé à la présidence de la République ». Donc si on a bien compris, et pour simplifier, le DRS contrôle les journaux et la présidence, la télé.
Le politologue doute de l’efficacité de ces moyens : « La seule logique qui fait mouvoir cet assemblage, c’est la préservation des intérêts du régime pour éviter qu’il ne soit déstabilisé par l’arme redoutable de l’information. Mais même cette préoccupation est prise en charge d’une manière rigide et archaïque qui débouche, le plus souvent, sur un résultat contreproductif ».

 

Synthèse blog, 24 mars 2013

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