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Publié par Saoudi Abdelaziz

L’Alhambra de Grenade

 

‘Aroudj, étant souverain d’Alger, n’avait pas oublié le ville de Gigelli où avait commencé sa puissance ; de grands privilèges, accordés à ses habitants, les avaient mis en peu de temps dans la situation la plus prospère. Mais au moment où Kheir-Eddin y aborda pour la seconde fois avec sa famille, une affreuse disette désolait le pays ; il prit alors le parti de faire des courses contre les chrétiens pour se procurer les moyens de soulager son peuple.

 

 

Le neuvième jour après son départ, il rentra dans le port de Gigelli en y apportant l’abondance. Il avait eu la bonne fortune de capturer plusieurs vaisseaux chargés de denrées de toutes sortes qu’il fit distribuer aux habitants. Ceux-ci ne cessaient pas de remercier la Providence de leur avoir envoyé Kheir-Eddin dans des circonstances où ses secours étaient devenus si nécessaire. Les courses se renouvelèrent souvent, et, pendant la mauvaise saison, les corsaires venaient d’habitude hiverner à Gigelli.

 

 

 

Le hasard voulut qu’à cette époque, Kheir-Eddin fit en mer la rencontre de Sinan raïs, corsaire tunisien : leurs vaisseaux réunis, composant une flotte de quarante voiles, allèrent croiser sur les côtes de l’Espagne. C’était au moment où les Maures andalous, abandonnaient leurs foyers envahis par les armées catholiques. Kheir-Eddin ramena à Gigelli un nombre considérable d’émigrants recueillis sur les côtes d’Andalousie, et, tant que l’état de la mer le lui permit, il pourchassa, à outrance, les bâtiments des chrétiens auxquels il fit un mal terrible.

 

 

 

L. Charles Féraud. Histoire de Gigelli, 1870

 

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