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Publié par Saoudi Abdelaziz

Ma lecture du Quotidien d’Oran commence toujours par la chronique d’El Guellil. Dans sa Tranche de vie, les pensées d’El Guellil vagabondent à la surface des choses, et savent souvent pénétrer, comme sans y penser, dans le destin anonyme des Algériens ordinaires. Le 10 août de l’été meurtrier de 2008, la scène médiatique est remplie de bruit et de fureur. El Guellil ne sait que penser.

 Tranche de vie 

 Blofff

Par El-Guellil

(…) Il ne s'agit plus de dire que telle chose est vraie ou fausse, car il y a des nuances, des degrés dans la véracité... des vérités, ou de leurs mensonges. Il y a le vrai-faux, le faux qui a des allures de vrai. Il y a aussi le vrai qui ne sera jamais accepté comme tel, donc faux aux yeux des gens, et le faux qui sera toujours mis à la place qu'il ne mérite pas. Le vrai authentique, pur, n'existe peut-être plus. Le faux «authentique» existe toujours mais a tendance à disparaître, car la seule vérité qui soit est qu'il n'y a ni vrai ni faux, il n'y a que des métaphores s'y rapportant. Ce que je dis là est peut-être vrai, peut-être faux, qui peut le dire vraiment ? Une chose est sûre, cependant !!! Enfin une ! Diriez-vous. Oui, une seule chose est sûre, vraiment sûre: j'ai écrit ce billet, fruit d'une insomnie, elle aussi réelle, et sûre. Moralité, entre le vrai et le faux il y a un gouffre. Ne vous y penchez pas trop, car vous risquez d'y tomber, d'être engloutis. Ce qui est vrai est ce que vous faites, le reste n'est que littérature...

Le Quotidien d’Oran. 10 août 2008.

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