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Publié par Saoudi Abdelaziz

Il est mort avant hier à l'hôpital de Beni-Messous.

J'ai connu Mouffok durant l'été 1963 à la cité universitaire Ben Aknoun. Nous étions délégués au 5ème congrès de l'UGEMA qui déboucha sur l'affirmation de l'autonomie de l'organisation étudiante, jusqu'alors placée, comme les syndicats UGTA, sous la tutelle du FLN. Le sigle et les statuts de l'UNEA furent adopté à l'isssue de ce congrès qui fut celui de l'émancipation du mouvement étudiant. Mouffok sera le premier président de la nouvelle organisation syndicale des étudiants.

 

 

 

 

 

Il sera arrêté deux ans plus tard pour son opposition au coup d'Etat du 19 juin 1965, après une malencontreuse tentative de trouver refuge au Maroc. Il racontera: "J’ai été arrêté à Rabat, torturé au commissariat central et séquestré pendant 45 jours au bout desquels j’ai été remis aux services algériens en échange d’exilés marocains de l’opposition qui avaient trouvé refuge à Alger". (El Watan)

Après octobre 1988, une des officines en compétition pour le contrôle du mouvement étudiant a fait main basse sur le sigle, sans doute considéré comme un bien vacant après sa dissolution officielle en janvier 1971.

40 ans plus tard, Houari Mouffok notera en août 2011 dans Socialgerie : "La mainmise de certains partis sur les quelques organisations étudiantes n’offre pas de perspectives claires sur le plan politique et n’assure pas des règles de fonctionnement démocratiques". Mais la nature a horreur du vide. L'ancien leader étudiant écrit : "Il ne faut donc pas s’étonner que pour faire aboutir leurs revendications, les étudiants aient manifesté en masse, en dehors de ces organisations, durant les mois d’avril et mai, en créant une coordination indépendante, digne des moments les plus glorieux de l’histoire du mouvement étudiant"

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