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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

DR-Quand Bamako et la Cedeao négociaient avec Ançar Eddine.Photo AFP

 

 Cheikh Awissa, membre dirigeant d'Ançar Eddine, au Temps d'Algérie

 

«Nous dénonçons et condamnons de toutes nos forces la prise d'otages qui a eu lieu à la base-vie d’In Amenas, en Algérie», nous a déclaré, hier, Cheikh Awissa, membre dirigeant du mouvement islamiste Ançar Eddine. «Notre mouvement, Ançar Eddine, dénonce, vigoureusement, tout acte de ce genre. C'est un acte inacceptable», a-t-il ajouté.

 

«Nous rejetons cet acte inqualifiable, surtout quand il cible l'Algérie, un pays ami», lance Cheikh Awissa. «Un acte comme celui-là crée de très graves problèmes et jamais le mouvement Ançar Eddine n'accepterait d'agir de cette façon», dira-t-il.


Pour ce qui est des combats se déroulant actuellement au Mali entre l'armée malienne appuyée par l'armée française, et le mouvement Ançar Eddine, Cheikh Awissa a dit que «notre mouvement Ançar Eddine a perdu quatre de ses hommes et enregistré plusieurs blessés à Gao, Douentza, Séfaré et Konna». «Il y a eu, cependant, de nombreuses victimes civiles à cause de l'intervention militaire», selon ce membre dirigeant d'Ançar Eddine.


Evoquant la poursuite des combats, Cheikh Awissa dira que «notre problème avec le colonialisme français est connu. Nous sommes armés depuis que la France a occupé nos terres la fois précédente, jusqu'à aujourd'hui. Pour nous, notre problème est connu et la cause est connue. Il s'agit de combattre le colonialisme français. La vérité a éclaté au grand jour maintenant avec cette intervention militaire déclenchée par la France», ajoute Cheikh Awissa.


«Nous sommes déterminés à combattre les militaires français»
«Nous sommes déterminés à combattre les militaires français qui foulent notre sol et, grâce à Dieu, nous avons les armes pour ça. Nous devons leur dire que même si nous n'avions pas d'armes, nous les aurions combattus avec des pierres», ajoute encore ce membre dirigeant d'Ançar Eddine.


«Nous sommes prêts à combattre le colonialisme français jusqu'à notre dernier homme», dira-t-il encore. «La France parle de démocratie et de liberté alors que le colonialisme français combat les pauvres gens», selon Cheikh Awissa. Cheikh Awissa reconnaît, par ailleurs, que les éléments d'Ançar Eddine ont quitté Konna, occupée par ce mouvement islamiste peu de temps avant le déclenchement de l'opération «Serval», entamée par l'armée malienne appuyée par l'armée française. «Nous nous sommes retranchés ailleurs», ajoute-t-il.


«La France n'a pas dénoncé le fait que l'armée malienne assassinait des membres de la population de l'Azawad, et maintenant elle bombarde des gens pauvres», dira-t-il. «L'intervention militaire française causera un grand problème dans la région», selon Cheikh Awissa.

 

 

Propos recueillis par M. A., 20 janvier 2013. Le Temps d’Algérie

 

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