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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

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Hiérarchie ? On apprend dans TSA  qu’au sommet du pouvoir les choses restent très tendues entre les protagonistes. Comme cet incident protocolaire : à l’occasion de l’enterrement de Ali Kafi, dans la hiérarchie des personnages de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika a délibéremment placé le chef d’état-major de l’ANP en deuxième position. TSA commente : « Quand on connaît les relations entre Gaïd Salah et le patron du DRS, le général Toufik, on devine aisément à qui s’adresse le message ». Les choses ne se sont pas tassées entre les acteurs, selon les « sources » de ce journaliste qui écrit : « L’entourage du président Bouteflika est désormais convaincu : l’opération « mains propres » lancée par le DRS n’a pas pour unique objectif de lutter contre la corruption. Elle vise directement à empêcher le président sortant de briguer un quatrième mandat l’année prochaine ».

 

 

Deal. Ces informations de CSA seraient de la poudre aux yeux si l’on en croit La Nation.info, qui nous informe qu'au contraire les gens du pouvoir sont en train de négocier un deal. Sous le titre "La nouvelle constitution prend forme", Abed Charef nous apprend que les négociations auraient même progressé : « Les contours de la nouvelle constitution se dessinent. Par petites touches. Avec, jusque-là, deux grandes orientations qui se dégagent. Elles concernent le poste de vice-président, et la place du conseil constitutionnel dans la nouvelle architecture constitutionnelle du pays ».Il reste quelques points à régler, selon Abed Charef, qui pense que le véritable "enjeu de l’heure", c’est le marchandage qui se poursuit autour des amendements de la constitution, notamment le rôle de ce vice-président qui va flanquer Bouteflika à son éventuel 4ème mandat. En vue de donner un habillage d’ouverture démocratique, le compromis au sommet prévoierait le renforcement des préogatives du conseil constitutionnel et l’élargissement de sa saisine aux parlementaires, ainsi qu’aux citoyens pétitionnaires. Abed Charef précise : « On ne sait si on accordera aux citoyens la possibilité de demander un référendum, comme en Suisse ». Il conclut : « Il ne reste plus à M. Belaïz, chargé de vendre cette idée, qu’à convaincre les Algériens que le conseil constitutionnel sert à quelque chose, dans le pays où la constitution elle-même ne sert à rien, si ce n’est à cautionner le maintien au pouvoir de ceux qui ont la force d’y accéder».

 

 

Personnage oublié. Le nouveau deal viserait donc  à reconduire le système dans sa nature foncièrement a-constitutionnelle. On veut donc construire une nouvelle configuration de l’équilibre des clans, (en y intégrant sans doute ceux qui ont émergé pendant les trois mandats de Bouteflika). Ainsi donc, après toutes les disputes au sérail, rapportées quotidiennement dans les journaux, on pourrait assister au spectacle d’un dénouement digne de la comédie de William Shakespeare, « Beaucoup de bruit pour rien ». Au dernier acte, les personnages dansent à leurs noces, après s’être beaucoup disputés. Les spectateurs algériens vont-ils applaudir et en redemander, ou sont-ils déjà tentés d’envahir la scène pour y incarner le personnage oublié par les dramartuges du système.

 

 

Saoudi Abdelaziz, 25 avril 2013

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