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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

marche cnddcDR

 

DR-Tahar Belabbas á Béjaia: « Notre objectif est atteint » -

 

 

 

 

 

 

Par Saoudi Abdelaziz

 

 

   

 

Pour Liberté, la marche de Béjaïa "a été plutôt timide". Pourtant, Ouhnia Kamel dans son compte rendu nous montre des gens résolus : "Tout au long de leur parcours, allant du carrefour d’Aamriw au siège de la wilaya, des grappes de manifestants scandaient des slogans hostiles au gouvernement, tels que : “Il y en a marre du chômage !”“Jugez les voleurs”… : “Un travail décent pour tous”, “Une allocation chômage décente à tout demandeur d’emploi”, “Pour la titularisation de tous les contractuels, préemploi, filet social et autres travailleurs précaires”"

 

   

Cette faible participation à la marche a fait l'objet de commentaires. "le mouvement des chômeurs est-il en train de s'essouffler" écrit Boudjemaâ Medjkoun dans Reporters. Sous le titre  "un tournant", on lit: " La posture radicale et l’attitude de confrontation avec lesquelles les acteurs de ce mouvement ont essayé de l’envelopper dès ses débuts semble jouer aujourd’hui en leur défaveur (...). "La logique de confrontation allait mener à l’impasse, car le mouvement n’avait pas suffisamment de moyens pour assurer l’aboutissement de sa démarche". L'idée qui anime ce raisonnement peut paraître logique: un mouvement de masse n'est viable que s'il obtient rapidement gain de cause. Dans un pays où les actions sociales et politique de longue haleine, patientes et têtue, ne sont pas encore une matière médiatique, le raisonnement du journaliste est étayé par la comparaison, tirée par les cheveux, avec la grève des salariés de Hassi-R'mel. La grosse différence c'est que pour le millier de travailleurs du catering, il s'agissait de revendications salariales immédiate, limitée dans le temps et dans l'espace. Est-ce comparable à la lutte de longue haleine pour résorber le chômage des jeunes? A moins de considérer que les promesses d'embauche dans la police nationale sont une réponse à la revendication des jeunes algériens sans emplois, (au moins un jeune sur quatre).

 

   

Le CNDC, dont on connaît la longue lutte parsemée d'une dure répression administrative et policière, s'est s'imposer dans le paysage sociopolitique algérien à la suite de cette mobilisation, qui a connu des hauts et des bas. Le Comité veut poursuivre sa lutte pour la solution durable du chômage dans tout le pays. Le stratège de Reporters déconseille la poursuite de cette démarche: "La posture radicale et l’attitude de confrontation avec lesquelles les acteurs de ce mouvement ont essayé de l’envelopper dès ses débuts semble jouer aujourd’hui en leur défaveur. Le verbiage radical dont ils se servaient était loin de traduire le poids et la détermination de leurs forces réelles".

 

   

Faut-il donc que le Cndc se satisfasse du saupoudrage de crédits ou de l' embauche conditionnées par le budget de fonctionnement de l'Etat. Ce ne sont que des faux-semblants politiciens dont le Cdnc a raison de ne pas se satisfaire. Les gens sensés savent que la résorption durable du chômage passe par le développement des activités productives. Ce qui implique un renversement radical de la logique économique en oeuvre depuis trois décennies. Ce qui n'est pas une mince affaire. Le Premier ministre lui même rejoint, en parole, la revendication fondamentale du Cndc lorsqu'il appellait hier devant le Cnes au à réhabilitation du développement industriel.

 

   

Tahar Belabbès est dans son rôle lorsqu'il lance au nom des chômeurs son appel à “l’unification de toutes les forces vives afin d’imposer un changement pacifique et radical en Algérie”. Cette démarche est très raisonnable en ces temps où se noue cette alternative décisive: où la régression anti-démocratique et antisociale, ou une dynamique nationale nouvelle de développement des forces productives.

 

L'Expression : "Sur place le gros du «bataillon» était des militants élus du FFS, PST et MDS. La présence des députés, des présidents et élus de l'APW et des APC, des cadres d'obédience FFS, des élus et militants du PST et du MDS était tellement remarquable que si on s'en tenait aux visages connus localement on penserait facilement qu'il s'agit là d'une manifestation partisane". Pluri-partisane plutôt...

 

Saoudi Abdelaziz, 16 juin 2013

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