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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

C’est une coïncidence révélatrice de ce que l’Algérie est devenue depuis quelques années. Deux jours après le passage, dimanche 8 juillet, de Karim Djoudi à la radio pour parler de rigueur et préparer les Algériens à des jours difficiles à cause de la chute des prix du pétrole, une société étrangère, Hill International, annonçait ce mardi dans un communiqué, avoir été choisie par la société algéro‑émiratie Emiral pour superviser la construction d’une résidence luxueuse à Sidi Fredj à proximité de Club des Pins.

 

Beaucoup de choses sont choquantes dans ce projet d’Emiral. De sa nature indécente (villas, appartements de luxe, centres de loisirs) à des prix astronomiques aux modalités de financement (prévente, terrains obtenus à des prix avantageux, etc.) en passant par l’opacité qui entoure les conditions de sa validation par le CNI (Conseil national de l’investissement). C’est d’autant plus choquant que le projet ne réserve même pas un petit espace aux autres Algériens, comme un centre commercial ou un hypermarché.

 

 

À l’instar de Moretti et de Club des Pins, le lieu sera privatisé, gardé par des gendarmes et des agents de sécurité privés avec des pouvoirs de police. Il sera fermé au tout­‑venant. Avec plus de 30 % de chômeurs et une économie dépendant à 98 % des hydrocarbures, l’Algérie n’a pas besoin de construire des résidences de luxe pour ses décideurs souvent incompétents et ses riches aux fortunes très souvent mal acquises. Le pays a besoin de projets industriels, créateurs de richesses et d’emplois. Il a besoin de justice sociale via une redistribution équitable des richesses issues du pétrole.

 

Tout sur l’Algérie, 10 juillet 2012

 

Lire l’article de Samir Allam sur ce projet

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