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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

On assiste de jour en jour à un foisonnement de prises de positions, après les déclarations du sécrétaire général du FLN, Amar Saadani, dénonçant l'emprise des services secrets du DRS, (dirigé depuis 34 ans par le général Toufik) sur les acteurs de la vie politique.

 

 

On serait tenté d'utiliser ces prises de position pour déterminer, dans la classe politico médiatique, le degré d'allégeance des uns et des autres aux puissant services secrets dont on dit qu'ils conduisent "l'Etat profond". Cela ne semble pas facile. Pour paraphraser le dicton, Rab a'dzaïr  reconnaitra les siens. "Tirs de barrage contre Saadani(...). La classe politique, jusque-là tétanisée, vient de sortir de sa profonde léthargie. (...) Amar Saadani a essuyé une salve de critiques de la part de pratiquement tous les partis" annonce ce matin El Watan.

 

 

Côté opposition, le FFS, le Pags-historique ou le RCD historiquement critiques à l'égard de l'emprise des services secrets, prennent leur distance avec cette agitation, tandis que le candidat Benflis reste prudent... Après Louiza Hanoune, le groupe des 20, comprenant plusieurs partis de différentes sensibilités politiques notamment islamistes (Ennahdha, Jil Jadid, le MSP…) dénonce Saadani et estime que les dernières attaques contre le DRS et le général Toufik, obéissent à “une stratégie du fait accompli” que veulent imposer des partis qui tiennent à garder le pouvoir par n’importe quel moyen.

 

 

Pourtant, côté 4ème mandat, après le ministre Benyounès, Belkacem Sahli, secrétaire général de l'ANR, l'Alliance national républicaine (fondée par Reda Malek) juge " inacceptables" et "inconscients" les propos de Saâdani contre « un acteur important dans la stabilité du pays», mais tout en apportant son soutien indéfectible à la candidature de Bouteflika. Il affirme:  «Nous resterons toujours aux côtés de son Excellence".

 

 

Dans le FLN lui même, les déclarations du secrétaire général de ce parti semblent créer une véritable séisme. Un ancien colonel du DRS affirme dans TSA-Algérie : "M. Saâdani n'a sans doute pas mesuré les conséquences de ses déclarations, qui font voler en éclats les relations historiques entre le FLN et les « services », même du temps de feu Mehri et de sa farouche opposition aux conceptions du « tout sécuritaire ». Ce dernier avait l'élégance de ne pas égratigner les chefs du DRS (Toufik et Smain Lamari), avec qui il était pourtant en conflit".

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