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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

1.300 morts par armes chimiques, selon le scoop donné depuis Istanbul par un des chefs de l'opposition, puis confirmé par Moshé Yaalon, le ministre israélien de la Défense. Pour sa part Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'observatoire OSDH, qui ne confirme pas l'usage d'armes chimiques, se limite à 136 morts. Avec ce chiffre de 1300 morts, qui a fait la une hier, les gros médias ont pensé pouvoir détrôner le record d'Al-Sissi en Egypte.

 

Interrogés par l'AFP, "plusieurs experts se sont montrés prudents". Selon Paula Vanninen, directrice de Verifin, l'Institut finnois pour la vérification de la convention des armes chimiques, pas besoin d'être sur place pour douter de l'information, un coup d'œil sur les vidéo suffit :  "Les personnes qui aident les victimes ne portent pas de vêtements de protection ni de masques et si c'était le cas, elles auraient été contaminées et victimes des mêmes symptômes". Même constat  de Gwyn Winfield, directeur du magazine CBRNe Wold, spécialisée dans les armes chimiques: "il n'existe aucune information indiquant que les médecins ou des infirmières ont succombé ".

 

Ce matin, Laurent Fabius moins affirmatif qu'hier affirme : il s'agirait d'une "atrocité sans précédent" ... si les faits sont confirmés.

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif fait appel au bon sens: "Le gouvernement syrien ne peut être l'auteur de l'attaque chimique de mercredi dans les faubourgs de Damas, dans la mesure où le régime de Bachar al Assad a d'ores et déjà le dessus sur le plan militaire".

 

Sous le titre "Goebbels a toujours des émules", l'analyse de Kharroubi Habib est consacré à cette affaire dans Le quotidien d'Oran. Il semble partager l'appréciation iranienne lorsqu'il écrit : "Ce serait en effet folie de leur part qu'ils aient décidé de faire usage de l'arme chimique alors que l'armée syrienne l'emporte partout sur cette opposition armée et qui plus est encore au moment où des enquêteurs onusiens sont dans le pays pour faire la vérité sur cet usage et parce qu'enfin se destine la probabilité d'un règlement politique négocié du conflit dont les contours sont en négociation entre la Russie et l'Amérique, les deux Etats à l'influence déterminante sur son cours. Bachar El-Assad est tout ce que l'on voudra mais pas un suicidaire ayant décidé de se faire hara-kiri en contraignant ses alliés étrangers à lui retirer leur soutien car ne pouvant admettre qu'il franchisse la ligne rouge de l'utilisation de l'arme chimique contre son peuple".

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