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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

EL Hadjar : Encore un scoop d’El Watan

 

On se rappelle du titre à la une du quotidien, le 10 février dernier : « Pour sauver le complexe, l’Etat prend le contrôle d’El-Hadjar ». C’était il y a quatre mois. Le titre a fait le tour de la blogosphère

Ce matin El Watan annonce : « La décision de nationaliser la société a été prise » : « Une source proche du ministère de l’Industrie a confirmé que l’Etat algérien prendra, dans quelques semaines, le contrôle de la gestion du complexe sidérurgique d’El Hadjar » annonce El Watan ce matin.

Mohamed Fawzi Gaïdi écrit pourtant : « Une très grande discrétion entoure cette opération ». Mais apparemment pas pour El Watan qui titre : « Imminente prise de contrôle par l’Etat algérien », tout en nous abreuvant de détails sur le contenu des négociations. Les « sources» d’El Watan nous resservent le scoop de février. Dans quel but ? Est-ce lié aux luttes actuelles dans le pouvoir. Echek est devenu un trait de l’Algérien politisé. On ne croit plus sur parole les sources anonymes, car elles ont presque toujours des desseins tout aussi anonymes, pour « mener en bateau » les Algériens. Pourtant, on souhaite que la nouvelle soit vérifiée rapidement.

 

 

« Aucun navire n’est entré ni sorti hier du port d’Alger »

 

 

« Et pour cause », explique Lyas Hallas dans Le Soir d’Algérie. Les pilotes maritimes et les chefs mécaniciens des remorqueurs ont observé un arrêt de travail. Les grévistes n’ont assuré que le service minimum, comme le remorquage des bateaux militaires, des pétroliers et des transports de voyageurs. Ainsi, quinze navires de transport de marchandises sont restés en rade hier, sept au niveau de la partie exploitée par l’EPAL et huit à celle de Dubai Ports World. Ils réclament, pour reprendre leurs termes, un «salaire de dignité», avec classement et prime de responsabilité « à hauteur de nos tâches ».

 

 

« A Cannes, sous la Palme d'or, la plaie de l'argent ».

 

 

Jacques Mandelbaum écrit dans Le Monde.fr : « Jamais à Cannes (du moins pour qui le fréquente depuis plus de quinze ans) un si grand nombre de films, dans des ordres et des genres aussi divers, n'aura tourné autour du même pot. Servi sur un plateau, d'argent il va sans dire, par l'entreprise Jacob et Frémaux – les président et délégué général du Festival –, le constat demande à être affiné. Non pour relier le phénomène au désastre moral et humain de la crise actuelle et à l'obscénité du capitalisme financier : les évidences se passent de mots. Plutôt pour tenter de distinguer les formes variées qu'adoptent ces films, trop nombreux pour être tous cités. Peu d'entre eux échappent à cette emprise, à commencer par la Palme d'or, La Vie d’Adèle d'Abdellatif Kechiche (…)

Le journaliste évoque en conclusion le tout venant de la programmation :

« On ressort de ces films terrifié. Car on sent bien que l'espoir d'un monde meilleur, la ressource d'une action collective, les ont désertés. Le recours à la violence n'est plus l'appel rationnel au renversement d'un rapport de force. Il est un geste de lassitude et de rage, de dignité bafouée, de vengeance assouvie. Un pur acte de rétorsion à la violence continue qui s'exerce, au su et au vu de tous, sur les plus faibles. "Seule la violence aide où la violence règne", écrivait Brecht dans Sainte Jeanne des abattoirs, remarquable pièce rédigée durant la crise de 1929. On en est toujours là. »

 

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