Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Vol qualifié ?

 

« Il est plus que temps de ne plus se précipiter » met en garde Melissa Roumadi dans El Watan.com à la veille de la conclusion des négociations entre les représentants de Lakshmi Mittal et ceux de l’Etat algérien. La question qu’elle pose est : « L’Etat a-t-il été floué ? ».

Elle relève des faits troublants. « Débourser 100 millions de dollars pour prendre le contrôle du capital et accorder un crédit de 700 millions de dollars, c’est trop cher payé pour une renationalisation » affirme-t-elle.

Elle explique chiffres à l’appui : « Le compte, au final, est simple à faire. Mis à part le laminoir à rond à béton acquis en 2004 dont la valeur actuelle est de 50 millions de dollars, le reste des structures est à zéro. Si l’on additionne le poids de la dette de 120 millions contractée auprès de la Société Générale et rachetée par la BEA ainsi que les faibles résultats des mines, des pertes enregistrées par le complexe de Annaba évaluées à environ 4 millions de dollars, les situations des mines et des unités industrielles, les besoins en fonds de roulement et en financement stratégique ainsi que l’Equity, le résultat serait forcément négatif. D’autres diront que c’est du vol qualifié ! »

 

 

 Incertitude, le mot qui est au top 

 

Dans les analyses et commentaires sur la situation politique en Algérie, c’est le mot en  vogue. « De quoi demain sera fait ? L'Algérie est dans le doute (…)  En ces temps d'incertitude, où le doute s'installe » sont relevés dans une chronique de Abed Charef titré justement « incertitudes ». Pour l’analyste, Il n’y a pas que le centre du pouvoir politique qui est malade, « Sur le plan économique aussi, le pays a basculé. En quelques mois, le climat a totalement changé ».

Dans sa chronique du Soir d’Algérie intituléeL’après-Bouteflika a-t-il déjà commencé ? Arezki Metref, évoque d’emblée « Un climat étrange et médian. Entre veillée d'armes et veillée funèbre ». En conclusion il a recours au raccourci historique : « A la mort de Boumediène, il y eut une «déboumedienisation». Dans différentes interviews, Chadli s’en était défendu mais il paraît mal aisé d’assumer rationnellement une telle option politique. Y’aurait-il une «debouteflikisation » ? Cela paraît dans l’ordre logique des choses, le «bouteflikisme» ayant à ce point infiltré le moindre interstice du pouvoir. Elle peut s’opérer en catimini mais il est peu probable qu’elle n’ait pas lieu ».
 
L’incertitude alimente les plans sur la comète dans les salons bien informés. On peut penser en lisant l’analyse de Kharroubi Habib que c’est la solution de « redressement à la manière forte » qui a le plus de succès : «  Même dans des milieux politiques et médiatiques où l'on fait profession d'être défenseur d'une alternance démocratique au pouvoir, l'on ne trouve pas à redire sur ces scénarios qui n'augurent pas d'une avancée démocratique à l'occasion de la prochaine échéance de l'élection présidentielle »

 

 

L’incertitude va être aussi le lot de 154.884 lycéens et de 236.738 lycéennes.

Ils ont commencé leurs épreuves pour le bac. Parmi les candidats des lycées, les filles sont donc encore une fois plus nombreuses (60,45%) que les garçons (39,55%). Y aura-t-il la même proportion parmi les lauréats où bien l’écart va-t-il se creuser davantage ? Conséquence ? Parmi les « candidats libres » les garçons sont plus nombreux… Résultats : le 7 juillet.

C’est faux affirme la Fédération nationale des parents d’élèves à propos des gros titres de certains quotidiens prédisant l’échec pour les candidats du sud du pays. Selon Hadj Dellalou, président de l’association, «la grève n’a eu aucun impact», puisque le 2 mai, à la date limite fixée par le ministère pour l’achèvement du programme, la quasi-totalité des lycées avaient déjà bouclé le programme. Il précise : «le 14 mai dernier, une réunion avec le ministre de l’Education nationale a permis aux représentants des parents d’élèves d’être rassurés quant aux mesures prises par la tutelle pour assurer la prise des cours manquants pour des raisons liées à la grève des enseignants ou autre, dans les délais impartis».

 

Pas de masters pour les englishs!

 

A Boumerdès, la grève des étudiants, suspendue depuis une dizaine de jours, vient d’être reconduite à l’institut national de génie électrique et électronique (Inelec). Des dizaines de grévistes ont observé, hier dimanche, un rassemblement devant le portail de l’institut. Devant le mutisme de la direction, une délégation d’étudiants s’est déplacée à Alger pour rencontrer le ministre de l’Enseignement supérieur, mais, ont-ils confié à Nordine Douici d’El Watan, «nous avons juste réussi à déposer notre plateforme de revendication au secrétariat».

 

 Pourquoi cette mobilisation ?On leur refuse la possibilité de passer sur place des masters pour de nébuleuses -et évidemment toujours bonnes- raisons bureaucratiques. D’après les contestataires, « la direction de l’Inelec nous a suggéré de nous inscrire dans les autres wilayas pour le master, mais cette solution ne nous convient pas puisque, dans les autres facultés et instituts, les cours sont dispensés en langue française ou en arabe alors que nous avons engagé, ici, des études en anglais».

 

 

 

 

Synthèse blog, 2 juin 2013

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article