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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

A Tlemcen, Marche de protestation des étudiants

 

 

Par B. Soufi

 

 

Par solidarité avec leurs collègues des classes d'excellence, les étudiants des deux pôles universitaires de Tlemcen ont organisé, hier matin, une grande manifestation de protestation contre l'attitude des responsables de l'université Aboubakr-Belkaid et des œuvres universitaires qui ont fait appel à la brigade anti-émeute, la veille, pour mettre fin au sit-in pacifique observé par les étudiants des classes d'excellence devant leur institut.

Brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «A la cité Bekhti vous nous avez tués et à Mansourah vous nous avez enterrés», les étudiants devaient se rassembler, dans un premier temps, devant le rectorat de l'université, situé à Bab-Wahran, avant de se rendre au siège de la wilaya. Mais la police anti-émeute et les renforts de la police les ont bloqués au niveau du pont de Bab-Wahran et empêchés d'approcher les deux institutions presque mitoyennes.

Ils sont venus en grand nombre pour cette grande marche de protestation, pour dire leur mécontentement et leur indignation face aux méthodes jugées «répressives», adoptées par l'administration, qu'ils considèrent comme «révolues et n'honorant guère l'université».

A l'heure où nous mettons sous presse, une vive tension entoure le quartier de Bab-Wahran. La police quadrille toutes les artères y menant, provoquant un embouteillage sans précédent autour de ce principal accès au centre de la ville.

Très bien encadrée par les mouvements estudiantins, la manifestation n'a connu aucun dépassement, sauf que les étudiants sont décidés à marcher jusqu'au rectorat de l'université. Des négociations sont en cours pour convaincre les protestataires à déléguer des représentants pour exposer leurs doléances et engager un éventuel dialogue avec le recteur et les autorités locales.

Une proposition refusée à l'heure actuelle et qui a fait dire à certains étudiants «le dialogue, nous l'avons toujours demandé, mais l'administration a fait la sourde oreille face à nos revendications légitimes».

B. Soufi, 11 octobre 2012. Le Temps d’Algérie

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