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Publié par Saoudi Abdelaziz

 


DR

  

 

 

 

Le 3 janvier 1944, la France abandonne officiellement son protectorat et reconnaît la souveraineté de la Syrie et du Liban, placés sous son protectorat vingt-deux ans plus tôt.

 

 

Pour les Libanais cependant,  cette date passe après la fête nationale, le 22 novembre, jour commémorant la puissante levée du peuple libanais 1943 après l’arrestation du président Béchara el Khoury et du chef du gouvernement  Riyad es-Solh, désignés par la chambre. Des manifestations violentes éclatent dans tout le pays, contraignant les Français à libérer les dirigeants politiques emprisonnés et à accepter le principe de l'indépendance. Depuis, cette date est considérée au Liban comme la date anniversaire de l'indépendance du pays.

 

Durant la Première guerre mondiale, le 16 novembre 1916, deux diplomates, le Britannique sir Mark Sykes et le Français Georges Picot concluent les accords secrets «Sykes-Picot», qui seront dévoilé par Lénine, au lendemain de la Révolution d’Octobre 1917. Ce fut un beau scandale ! Ces accords prévoient le partage, après la guerre, des dépouilles de l'empire ottoman, allié de l'Allemagne et de l'Autriche-Hongrie. Selon ces accords, la France se propose de prendre sous son aile la Syrie et le mont Liban.

 

C'est ainsi que  dès le 8 octobre 1918, une escadre française accoste à Beyrouth pour prendre possession de son tribut. Les soldats se joignent à leurs alliés britanniques qui ont déjà occupé toute la région. Ils entrent avec eux dans la ville.

 

 

Le 28 avril 1920, la France avait  été officiellement investie par la Société des Nations d'un «mandat pour la Syrie et le Liban» (en fait un protectorat). Elle va transformer ces anciennes provinces ottomanes en … deux Républiques laïques, où est  institutionnalisé le communautarisme religieux ! Après la proclamation officielle de l’indépendance, le 3 janvier 1944, La classe politique libanaise choisit de conserver les institutions léguées par la France et de perpétuer le communautarisme qui a si bien servi les ambitions du Protecteur français et qui continue aujourd’hui encore à être le chancre de l’Etat libanais.

 

 

Description de cette image, également commentée ci-après

DR-La Syrie mandataire. L'État du Grand Liban est en jaune.

 

 

Après de violents affrontements entre les troupes françaises et les nationalistes arabes, l'État du Grand-Liban, « sous mandat français» est officialisé le 1er septembre 1920. La puissance occupante française flanque son gouvernement d’un Conseil consultatif représentant les 17 communautés religieuses identifiées dans le pays. Ainsi se met en place le «communautarisme», une politique d’atomisation visant à empêcher la cristallisation de la revendication nationale. Dans la foulée, le 26 mai 1926, la nouvelle Constitution du Liban est bâti sur la reconnaissance des communautés religieuses et le partage du pouvoir entre elles, en fonction de leur importance démographique.

 

Après la reconnaissance officielle de l’abandon du protectorat, le  3 janvier 1944, La classe politique libanaise choisit de conserver les institutions léguées par la France et de perpétuer le communautarisme qui a si bien servi les ambitions du Protecteur français et qui continue aujourd’hui encore à être le chancre de l’Etat libanais.

 

Synthèse blog

 

 

 

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