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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

En dépit de sa courte vie, Baruch «Benedictus» Spinoza est l'un des premiers grands philosophes de l'époque moderne.

 

Il est issu d'une famille juive «marrane», chassée d'Espagne en 1492-année de la chute de Grenade-et réfugiée au Portugal, puis chassée à nouveau de ce pays en 1593. Il reçoit une solide formation hébraïque et la complète par l'étude des philosophes modernes, en particulier son aîné René Descartes.

 

Son érudition fait scandale et il est violemment chassé le 27 juillet 1656, à 28 ans, de la communauté israélite d'Amsterdam qui lui inflige le herem («excommunication»).

 

Il va se fixer à Voorburg, près de La Haye, pratiquant avec brio le polissage des lunettes. Il poursuit en même temps ses études philosophiques avec le soutien amical du stathouder de Hollande Jean de Witt jusqu'à la mort tragique de ce dernier en 1672. Il correspond aussi avec le physicien Christiaan Huyghens.

 

En 1670, il publie anonymement le Traité théologico-politique qui fait l'effet d'une bombe. Il y est dit que chacun est libre de penser ce qu'il veut et que foi et raison n'ont rien en commun : «le grand secret du régime monarchique et son intérêt majeur est de tromper les hommes et de couvrir du nom de religion la crainte qui doit les maîtriser» (extrait).

 

En 1673, Spinoza publie sous son nom Principes de la philosophie de Descartes (1673). Après sa mort est publié son ouvrage majeur : L'Éthique, traité de métaphysique qui assimile Dieu à la Nature et recommande aux hommes de privilégier la réalisation de soi. De quoi scandaliser plus d'un de ses contemporains...

 

Source Hérodote.net

 

 

CITATION

 

 « Ce n'est pas pour tenir l'homme par la crainte et faire qu'il appartienne à un autre que l'État est institué; au contraire c'est pour libérer l'individu de la crainte, pour qu'il vive autant que possible en sécurité, c'est-à-dire conserve, aussi bien qu'il se pourra, sans dommage pour autrui, son droit naturel d'exister et d'agir. Non, je le répète, la fin de l'Etat n'est pas de faire passer les hommes de la condition d'êtres raisonnables à celle de bêtes brutes ou d'automates, mais au contraire il est institué pour que leur âme et leur corps s'acquittent en sûreté de toutes leurs fonctions, pour qu'eux-mêmes usent d'une Raison libre, pour qu'ils ne luttent point de haine, de colère ou de ruse, pour qu'ils se supportent sans malveillance les uns les autres. La fin de l'État est donc en réalité la liberté. »

 

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