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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

 

"C'est le début d'une mobilisation ouvrière pour sauver la révolution", titre Al-Masri Al-Youm , le quotidien du Caire, citant un des coordinateurs des manifestations du 1er mai organisées par des forces révolutionnaires hostiles aux Frères musulmans. "D'énormes marches au Caire et en province", ajoute le journal libéral, sans toutefois donner de chiffres. Les revendications portaient notamment sur un salaire minimum de 1 500 livres (160 euros) et la définition d'un salaire maximum.

Les syndicats avaient été parmi les premiers à ébranler le régime de Moubarak dès 2008.

La veille, Sherif Tarek, écrivait dans hebdo.ahram.org : « Des partis et mouvements de gauche sont déterminés à faire monter d’un cran la pression sur le président Mohamad Morsi, déjà affaibli, à l’occasion de la première Fête du travail sous son mandat ». Une semaine avant le 1er mai, a été lancé le Congrès Egyptien Démocratique du Travail (CEDT), regroupant 300 syndicats indépendants.

Lors d’une conférence le 24 avril pour célébrer son lancement, Kamal Abou-Eïta, président de la Fédération Egyptienne des Syndicats Indépendants (FESI), a déclaré : « Les deux unions (la FESI et le CEDT) représentent le mouvement ouvrier démocratique ». Les principales demandes des travailleurs égyptiens, insiste Abou-Eïta, sont « une loi garantissant les libertés syndicales, la réintégration de milliers de travailleurs licenciés, la renationalisation des entreprises privatisées et un salaire minimum et maximum ».

Dans son discours du 1er mai devant des ouvriers sidérurgistes Mohamed Morsi semble répondre à cette dernière revendication. Sans évoquer de renationalisation, il a promis que l'Egypte ne vendra plus les entreprises publiques.

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