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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

C’est le titre d’un témoignage jusqu’ici à diffusion restreinte, révélé dans le site Social Algérie. Ingénieur de formation, Fernand Gallinari, "pied noir" algérien, communiste et fils de communiste, écrit notamment dans la préface :

 

« Ce texte a été rédigé en 2010, essentiellement à l’intention de mes petits-enfants, pour leur donner une idée de leurs origines, des points de vue social, culturel et politique. Il fait donc partie d’un ensemble plus vaste englobant des aspects familiaux.

J’ai voulu raconter l’expérience d’un ingénieur algérien engagé dans ce que le PAGS appelait à l’époque les T.E.N. (les tâches d’édification nationale).

L’intérêt éventuel de ce texte réside dans le fait qu’après les trente ans de « vie meilleure » écoulées depuis 1980, qui n’ont été que cadeaux aux amis et entreprise de destruction de l’industrie nationale, une partie du pouvoir semble tardivement se retourner vers des solutions plus conformes à l’intérêt général.

Mon souhait est, bien sûr, que cette tendance triomphe des obstacles dressés par les monopoles internationaux et leurs relais locaux et que le pouvoir réalise enfin les possibilités de développement ouvertes grâce aux immenses potentialités humaines du pays. »

 

Fernand Gallinari

 

 

Quelques repères

 

Communistes de père en fils  

 

C’est une véritable saga que nous offre Fernand Gallinari, qui révèle des aspects malheureusement peu connue aujourd’hui de la vie et de l’histoire d’une des composantes humaines de notre pays. C’est un document bouleversant.

Il raconte la vie de sa famille et de ses parents à Bab-el-Oued, à Alger et en Kabylie (Tizi-Ouzou, "Philippeville"...)

Son père électricien dans les PTT, est un militant syndicaliste engagé, son évocation illustre bien toute cette époque vécue par les travailleurs

Dès novembre 1954, lorsque la guerre d’indépendance éclate son père Georges Gallinari prend part aux activités clandestines organisées par le PCA, il est arrêté le 6 novembre 1956 et amené à la villa Sesini, d’où il sera interné dans le camp de Lodi ; d’où il sera "muté" quelques mois plus tard à Brioude en France.

C’est ainsi que son fils Fernand Gallinari effectue ses études d’ingénieur à Clermont Ferrand et à Rouen alors que, dès 1962 toute sa famille rentre à Alger.

Il les rejoindra dès son diplôme obtenu.

 

Extrait à propos du complexe sidérurgique à Jijel

 

Dans une partie de l’ouvrage, l’auteur rapporte son expérience vécu sur le processus d’industrialisation du pays, auquel, ingénieur, il a activement participé. Nous piquons un paragraphe consacré au projet de construction d’un complexe sidérurgique dans la région de Jijel sur lequel il a planché lorsqu’il travaillait à la SNS.

 

« Quant à l’aciérie, son implantation a déjà été décidée. Dans le cadre d’une opération de désenclavement, c’est la région de Jijel qui a été choisie. Quand nous débarquons, nous comprenons tout de suite que nous sommes dans un environnement à préserver à tout prix. La région est fertile, bien arrosée (il y pleut plus qu’en Belgique !), et l’implantation de l’usine et du port qu’elle nécessite risque de porter un préjudice irréparable à une zone unique en Algérie. Nous décidons, avec bien sûr l’aval de la direction générale, de porter une attention toute particulière sur l’étude d’impact. Avec l’aide d’une équipe belge dirigée par une spécialiste de ce type de problème, nous ratissons la zone, proposons de rattacher l’habitat des futurs employés aux agglomérations existantes, d’en profiter pour doter ces villages d’équipements socio-culturels et d’écoles... Toutes choses qui ne sont pas en principe de notre ressort, mais qui nous paraissent d’une importance vitale pour la région (…) »

 

Le témoignage intégral de Fernand Gallinari est disponible sur le site de socialalgérie

 

 

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