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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

C’est une véritable hécatombe pour l’économie tunisienne. En effet, plus de 1200 hommes d’affaires tunisiens auraient déjà où seraient sur le point de déplacer leurs investissements vers le Maroc.

C’est ce qu’à révélé à « Maghreb-Intelligence » un haut cadre de la Banque Centrale de Tunisie sous couvert d’anonymat. D’après cette source fiable, plusieurs industriels du pays auraient des contacts très avancés du côté de Casablanca et de Tanger. Une trentaine d’entre eux auraient déjà acquis des terrains et déposés des demandes d’autorisation auprès des autorités marocaine compétentes. Ces derniers mois, des hommes d’affaires tunisiens se seraient plaints du harcèlement dont ils font l’objet de la part des politiciens qui les accusent d’avoir bénéficié des largesses du régime de Zine El Abidine Ben Ali. Les choses ont même empiré pour plusieurs d’entre eux qui se trouvent empêchés de quitter le territoire sans qu’aucune procédure judiciaire ne soit pour autant engagée encontre eux.

Aujourd’hui, la Banque centrale tunisienne estime à plus de 500 millions d’euros les transferts d’argent vers le Maroc effectués par les investisseurs tunisiens, ce qui complique un peu plus la situation économique du pays.

 

25 mai 2013, maghreb-intelligence.com

 

 Delocalisation-tunisie-maroc

Qui sont ces patrons/voyous ?

 

 

Ceux-là même qui pendant près de trois décades sous la férule dictatoriale de Bourguiba et Ben Ali ont amassé de colossales fortunes. Rien que, ce qui a été déjà mis à l’abri dans les paradis fiscaux, durant la dernière décennie, est estimé à 10 milliards de dollars par le très sérieux cabinet américain Boston Consulting Group. Ce même cabinet a calculé que 45% de la fortune des « nouveaux riches » tunisiens était évacuée, clandestinement, par ces derniers. Cela les met en tête des maghrébins pour la fuite des capitaux devant leurs confrères marocains (30% seulement…)

 

On avait entendu l’ex-premier ministre Hamadi Jébali décrire de manière énigmatique devant un parterre de journalistes français que le patronat est « Jabenne » (en arabe dans l’interview). Cela signifiait que malgré toutes les ouvertures d’Ennahdha et ses partenaires de la Troïka pour s’accoquiner avec nos « capitaines d’industries », leur promettant monts et merveilles en terme de facilitations diverses et variées pour mieux tondre les prolétaires tunisiens, les « brasseurs d’affaires » n’ont pas mordu, majoritairement, à l’hameçon nahdhaouia.

Hamadi Aouina, 4 juin 2013. Texte intégral dans Nawaat.org

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